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Coraux: bonnes et mauvaises nouvelles

Publié le 24 juillet 2008 par Jcvie

On a coutume de dire que les récifs coralliens sont l’équivalent marin des forêts tropicales pour la diversité des formes de vie qu’ils abritent. Ils abritent plus de 25% des espèces marines. Ce chiffre suffit à illustrer leur importance pour la vie marine.

Leur préservation est donc vitale pour assurer la survie d’une quantité importante d’espèces, elles même nécessaires au maintien de l’autosuffisance alimentaire et des activités économiques des populations riveraines. Les récifs coralliens fournissent une importante quantité de poisson mais sont également synonymes de petits paradis où les touristes partent à la découverte des splendeurs du monde marin. Sans les coraux bon nombre pourraient changer de destination privant ainsi de nombreux pays de précieuses devises.

Bonne nouvelle: il y a une dizaine de jours et après des années de débat, les lagons de Nouvelle Calédonie ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité. C’est la reconnaissance du rôle important des coraux et notamment ceux de Nouvelle Calédonie qui constituent un des trois plus grands complexes de récifs coralliens dans le monde abritant une diversité de coraux rivalisant, voire surpassant, celle de la Grande barrière de corail australienne.

Moins réjouissant les résultats d’une étude menés par l’UICN et Conservation International publiée dans la revue Science révélant qu’au moins un tiers des 845 espèces de coraux constructeurs de récifs sont menacés d’extinction. Une évaluation rétrospective montre que seules 13 espèces étaient menacées il y … seulement 10 ans. C’est dans le Triangle de corail, dans le Pacifique ouest, que le nombre d’espèces de coraux est le plus important mais c’est dans les Caraïbes, déjà bien moins riches, que l’on trouve le plus grand nombre d’espèces En danger critique d’extinction, notamment le magnifique corail corne de cerf. Les menaces principales sont les changements climatiques, les pratiques de pêche destructrice, la pollution et la dégradation des habitats côtiers colonisés par l’homme. Des maladies et une étoile de mer vorace répondant au doux nom de Acanthaster planci viennent s’ajouter au tableau des menaces.

Enfin, l’acidification des océans résultant de l’absorbsion d’une quantité croissante de CO2 risque d’avoir également un impact majeur sur la capacité des organismes possédant un squelette externe comme les coraux, les mollusques et les crustacés.

Pendant ce temps, comme lors du récent sommet du G8, les négociations sur les réductions des gaz à effet de serre piétinent…


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