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Un bar à vin sans licence IV ?

Publié le 26 juillet 2008 par Armel
1516425578.jpgAu hasard de mes consultations de mots clés ayant abouti sur mon blog, j'ai trouvé "bar à vin sans licence IV". Ceci m'a donné envie de faire un petit topo là-dessus, sur la base de ma propre et maigre expérience.   Lorsque, en octobre 2007, après avoir défini mon projet et compris un peu ce que je devais chercher en terme de local et d'emplacement, j'ai entamé les démarches auprès des cabinets spécialisés en vente de fonds de commerce, beaucoup d'emplacements aussi divers que variés m'ont été proposés.   Je passe bien sûr sur les cabinets ayant une offre désespérément ridicule les obligeant à me proposer des locaux n'ayant que peu de points communs avec mes critères, voire à m'envoyer chaque mois des offres émanent de Lorient, Le Mans ou St-Brieuc. Je n'ai rien contre ces 3 villes, mais, quand, suite à un entretion avec un agent commercial, j'ai stipulé que je cherchais dans l'hyper centre de Nantes, il faut bien admettre que St-Brieuc, c'est moyen, comme proposition, même si c'est le meilleur emplacement de la ville.   En revanche, à une certaine phase de mes recherches, la reprise d'un restaurant m'a été proposée. L'emplacement n'était pas mal, non loin du château et de la cathédrale, mais il n'y avait pas de licence IV. Et là, j'ai longuement hésité. Faut-il faire l'impasse sur la licence IV ? L'impasse présente l'avantage d'augmenter l'éventail des emplacements possibles et de ne pas surpayer un fonds uniquement parce qu'il est titulaire de cette licence. En échange de quoi, on ne peut plus servir un verre de vin seul, non accompagné d'une assiette de quelque chose à manger. Là, visiblement, à en croire divers interlocuteurs, l'appréciation de ce qu'est ce quelque chose à manger est très large : il faut que le plat ne soit pas insignifiant. Ainsi, on peut penser qu'une soucoupe de cacahuètes n'est pas acceptable (je vous rassure, pas de ça chez moi). Après, à partir de quand peut-on considérer que le plat est significatif ? Et une fois réglé ce problème, faut-il offrir ce plat au détriment de sa propre marge ? Augmenter le prix de la consommation au risque d'être décalé par rapport au marché et de déplaire au client qui n'aura rien demandé ? Choisir de ne servir que les clients qui veulent manger (auquel cas on s'éloigne du concept de bar à vin) ?   Face à ces contraintes, ma réponse fut finalement : pour être libre, je ne partirai jamais sans ma licence IV. Encore aujourd'hui, cela me semble la décision la plus sage par rapport à mon concept. 

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