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L'Homme qui valait 400 millions !

Publié le 28 juillet 2008 par Dominik89
Aujourd'hui, une décision doit être prise pour savoir si l'affaire opposant Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais doit repasser en justice ou être entérinée tel quelle. Christine Lagarde a déjà estimé qu'il était peu probable que l'on retourne en justice. Je veux bien la croire tant toute cette affaire semble éminemment politique. Revenons un peu sur les faits.
Bernard Tapie est opposé au Crédit Lyonnais sur l'affaire de la revente d'Addidas où il s'estime floué. Le Crédit Lyonnais n'existant plus, l'état a créé le CDR pour régler tous les litiges en cours... avec les deniers du contribuable, naturellement selon la devise constante du libéralisme : "Privatisons les profits, nationalisons les pertes !".Tags : affaire Bernard Tapie-Crédit Lyonnais, Addidas, CDR, Christine Lagarde, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Parti Socialiste, PS, résidence suisse, retour en politique, soutien de Nicolas Sarkozy, tribunal arbitral, indépendance, cour de cassation, libéralisme
Un premier jugement donne raison au CDR et un second à Tapie, mais ce dernier est cassé très sévèrement par la Cour de Cassation. Il faut donc rejuger l'affaire. C'est alors qu'intervient Christine Lagarde pour demander un jugement arbitral. Autrement dit,un arrangement à l'amiable avec trois juges choisis par les parties. Seulement, Nicolas Sarkozy est devenu président de la république et Bernard Tapie l'a ardemment soutenu et le soutient encore. Sarko aurait-il décidé d'aider son ami Nanard ? Rien ne le prouve, mais on peut légitimement le soupçonner tant il apparait profondément illogique pour l'état de recourir à un arrangement dans un procès où tous les spécialistes s'accordent à le donner gagnant.
Certains nous évoquent comme argument que les juges ont été choisis pour leur indépendance. Peut-être, mais ils l'ont été par les parties concernées, ça augure déjà d'une indépendance limitée. Et puis, si les deux parties se sont accordées à faire gagner le même camp... Qui plus est, nos juges présumés indépendants savaient qu'ils allaient se partager à trois la modique somme d'un million d'euros. De quoi étouffer bien des velléités d'intransigeance et d'impartialité, non ?
Et puis, petit détail qui a son importance : ce genre de tribunal amiable a été créé pour des affaire commerciales PRIVEES. Or le CDR est un organisme d'état et les sommes versées le seront avec l'argent du contribuable. Il y aurait donc un souci de compétence pour ce type de tribunal (qui n'en est pas un).
En tout cas, le résultat est là : 285 millions d'euros à verser à Bernard Tapie, dont 45 millions d'euros au titre du préjudice moral. Défense de rire ! En fait, si on ajoute les intérêts, la somme devrait s'élever à 400 MILLIONS D'EUROS ! François Bayrou s'est ému de cette affaire. Le Parti Socialiste a même parlé d'une commission d'enquête, mais la décision sera déjà exécutée et Tapie coulera des jours heureux dans la résidence suisse qu'il est en train d'acquérir en attendant un retour en politique ?


Dominik

L'avis autorisé : Bernard Tapie

Tags : affaire Bernard Tapie-Crédit Lyonnais, Addidas, CDR, Christine Lagarde, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Parti Socialiste, PS, résidence suisse, retour en politique, soutien de Nicolas Sarkozy, tribunal arbitral, indépendance, cour de cassation, libéralisme

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