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Le rat sanitaire

Publié le 25 juillet 2021 par Chroom

Voilà plusieurs semaines que je ressens une sensation de malaise par rapport à ce qui se passe autour de moi. Ce sentiment a commencé à grandir petit à petit, au fur et à mesure que la proportion de vaccinés augmentait et que la pression sur les non-vaccinés suivait la même voie. Jusqu'à hier, je ne comprenais pas vraiment ce qui me dérangeait. Je ne suis fondamentalement pas antivax. Je n'adhère pas non plus aux théories du complot. J'attribuais donc cet embarras à mon indépendance d'esprit. Je pensais que c'était une forme de réaction de ma part à la pression croissante de la société à se faire vacciner. Il y certainement un peu de ça assurément, mais ça n'explique pas tout.

C'est lors d'une énième discussion tumultueuse autour de ce sujet que j'ai enfin compris ce qui bloquait fondamentalement chez moi. Une personne m'a dit une chose que j'avais pourtant déjà entendu plusieurs fois, mais qui cette fois m'a ouvert les yeux : "Il faut qu'on se vaccine pour pouvoir recommencer à vivre comme avant, aller au cinéma, au restaurant, faire du shopping...". En d'autres termes, on doit se faire piquer pour continuer à consommer. Tout est dit.

La Rat Race décrit le cercle vicieux travail-consommation. Plus on bosse, plus on gagne, plus on dépense, plus on a de besoins et plus on doit encore travailler. Désormais, à ce cycle infernal est venu s'ajouter celui du vaccin est des variants : travail > vaccin > consommation > variant > travail > vaccin... Il faut s'empresser de recevoir une piqûre, puis une autre et peut-être encore d'autres pour "retrouver notre liberté". Si nous sommes dépendants d'un vaccin pour continuer à consommer, alors nous sommes doublement prisonniers. Cela n'a rien à voir avec de la liberté. Comme disait Sénèque, le pauvre n'est pas celui qui a peu, mais celui qui en veut toujours plus.

Reste la question de la solidarité qui, elle aussi, est ressassée à longueur de journée. Les non-vaccinés seraient des égoïstes. Ces mêmes personnes qui, pour protéger la population vulnérable, dans l'attente du vaccin, ont, durant des mois interminables, porté le masque, appliqué les normes de distanciation sociales, été confinés avec leurs enfants, soigné et protégé leurs vieux parents, aujourd'hui, sont considérées comme égocentriques.

Désormais, pourtant, les vulnérables ont pu être vaccinés et la plupart d'entre eux s'en sortis grâce à la patience et à la solidarité notamment de ceux qu'on veut faire passer aujourd'hui pour des égoïstes. Le plus cocasse dans l'histoire, c'est que les plus enclins à traiter les non-vaccinés d'égocentriques sont précisément ceux qui se sont fait piquer pour des motifs purement individualistes, comme voyager et retrouver leur train-train quotidien habituel. Je n'ai jusqu'ici jamais entendu des personnes vulnérables qualifier d'égoïstes ceux qui soulèvent des questions par rapport à la vaccination.

Puisque les personnes à risques ont pu recevoir leurs doses et que les vaccins sont, selon les sources officielles, aussi efficaces que ça, pourquoi alors mettre tant de pression sur le reste de la société ? Ce chantage est incompréhensible et insupportable. Il clive inutilement et dangereusement nos communautés, engendrant des conséquences sur le long terme peut-être bien plus importantes que le virus lui-même. Il n'y a que la poursuite coûte que coûte de la Rat Race qui puisse expliquer un tel phénomène.

On accuse les non-vaccinés d'empêcher la société de vivre comme avant. Qu'on ne se trompe pas de cible. Ce ne sont pas eux qui ont créé ce virus. Ce ne sont pas eux non plus qui ont décrété les privations qui ont suivi. Le vaccin ne devrait pas être une condition à notre liberté. Il est temps de se réveiller et de briser nos chaînes.

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