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De la difficulté à Rachida Dati d'avoir bonne-presse.

Publié le 29 juillet 2008 par Boukhari Nacereddine @argotheme

Par N.E. Tatem avec ARGOTHEME

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Elle répond finalement. Elle a un peu tardé. Comme hésitante ou peu conscientisée que les attaques dont elle fait l'objet par médias interposés ne lui pardonnent pas d'être la beurette vachement émancipée. Madame Rachida Dati lance son blog dont l'adresse Web –url- est au nom du ministère dont elle a la responsabilité. Elle sera inévitable là où elle est citée le plus, la toile d'Internet.   

Rachida Dati dérange bien des mœurs établies et indécrottables dans leur style réactionnaire. En effet les comportements qui se détournent comme pour se plaindre, en soufflant un « Pouf ! » d'écœurement qu'une arabe soit parvenue pour la première fois dans l'histoire française à un échelon jamais atteint par ses pairs de même origine ethnique, ne manquent à l'égard de la franco-maghrébine. Elles ont pour leur compte. Basta ! Même si le toupet Rachida tracasse toutes vieilles d'une France régressive, décadente et « déclinologue ».

Madame Rachida Dati, Garde des Seaux de la Répubublique française sur Skyrock : Planère Rap.


Rachida Dati sur Skyrock Planète Rap
par rachida-dati

Voir une Fatima au poste de Garde des Seaux, agace des cercles incapables d'étayer publiquement leurs discriminations. Non pas qu'une droitière peu convaincue, ou mise au doute de l'être, et devenue telle par hasard que par conviction, dès sa désignation le chef de cabinet qui était en place, et censé suivre le ministre prédécesseur partant par nécessité de service, a fait un départ bien attendu dans la pratique usitée. Delà commence le lynchage quasi quotidien. Il n'y a pas un jour qu'un ou plusieurs reproches ne soient, aussi fomentés les uns que les autres, trouvés. Des soutènements via et avec même des publicités qui la ciblent, lui portent des assénements impardonnables. D'ailleurs le cas de l'hebdomadaire « L'express » qui retire son dossier, illustre toutes les fausses rumeurs dont elle a fait l'objet.

Michel Dobkine, le directeur du cabinet et magistrat de formation, avait soutenu et assuré que son départ était motivé par "des raisons strictement personnelles, en lien avec un événement privé..." Il s'expliquait à l'époque sur France-info : « Il ne faut pas en faire un flan, ce n'est pas une affaire d'Etat", a-t-il insisté. "C'est un micro-événement. J'ai travaillé avec un garde des Sceaux qui veut aller très vite, qui veut faire bouger les lignes, qui a pris un peu le taureau par les cornes, et qui demande évidemment une disponibilité très importante, à 100.000%" et poursuivant « ... quand le poste a été proposé, je n'ai pas mesuré que c'était des jobs dans lesquels il faut commencer à 8h du matin et il faut finir à minuit". Pourtant parti sur la pointe des pieds, cette première histoire annonça comment va être traitée la dame par presque tous les médias ayant à cœur de chasser, disent-elles, l'arrivisme et le « Bling-Bling » scandaleux.

Ces réflexes, au conservatisme ignominieux envers toute sortie du balisage rigidement tracé, n'admet point qu'une « beurette » soit ci-haut placée. D'ailleurs la gauche radicale assumant son entière opposition, en l'occurrence la communiste – pour citer l'incontestable dans son socialisme, se tient bien respectueuse d'une morale d'admissibilité de l'évolution de la société française et se garde de passer et d'entretenir les attaques. Plutôt celles d'une autre gauche, bien centriste et se targuant d'un libéralisme étriqué et prête aux alliances dévergondées, suivie plus ouvertement de la droite traditionnellement versatile entre extrémisme ségrégationniste et gardienne de soi-disant de bonnes pratiques pour la préservation de choix rigoriste des personnels représentants l'action publique, qui se déchaînent et ne cessent de mettre ses coups bas et au dos...

Ce qui gêne le plus, c'est davantage l'audace, la compétence et la célérité avec lesquels madame la ministre de la justice remplit ses charges du programme présidentiel, qui lui est critiquable à plus d'un titre, bourré d'un train de réformes multiples, menées tambours battants, apparaissant comme inopiné ou peu étudié et sur s'attelant à plusieurs dossiers à la fois. Des changements qui portent vraiment le risque de déstabilisations et restructurations aux résultats tout-à-fait imprévisible et même peu mesurés. Mais c'est une autre histoire, la mise en œuvre des diverses actions qui modifient profondément les visages d'une France dont l'audit politique, économique, social et culturel a bien révélé la menace d'inertie.

Rachida Dati dans l'œil du cyclone, qui de son passage modifie le visage et les paysages, a pris à bras le corps le secteur très sensible de la justice. Et surtout, elle vient d'initier sa riposte médiatique en se munissant d'un outil de communication pour répondre à l'armada qui l'épie et souvent lui réserve de l'hostilité. 

De la difficulté à Rachida Dati d’avoir bonne-presse.


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