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Amélie Nothomb – Premier sang

Par Yvantilleuil

Amélie Nothomb – Premier sangJe n’avais encore jamais rien lu d’Amélie Nothomb (et oui, c’est moi), mais le sujet de celui-ci m’interpelait car j’ai toujours aimé découvrir les racines des gens avant de m’intéresser au reste. Comme l’auteure le souligne indirectement et ironiquement en fin de récit, celui-ci doit son existence à un certain Christian Gbenye, chef des rebelles durant la prise d’otages en 1964 à Stanleyville, dans l’ex-Congo belge… et, même si le compteur des bonnes actions de cet homme ne doit probablement pas battre des records, je me dois donc également de le remercier car cet ouvrage m’a non seulement donné envie de découvrir le reste de l’œuvre d’Amélie Nothomb (ma PÀL ne le remercie donc pas), mais également le témoignage de son père : « Dans Stanleyville : journal d’une prise d’otages », publié en 1993.

À travers ce récit, Amélie Nothomb rend donc hommage à son père décédé à l’âge de 83 ans en mars 2020. Pour ce faire, elle se glisse dans sa peau et nous raconte un récit à la première personne, de l’enfance de Patrick Nothomb à ses débuts en tant que diplomate lors de la célèbre prise d’otages de Stanleyville, en passant par ses vacances scolaires chez les grands-parents paternels.  

Ce plongeon fantaisiste au cœur de la famille Nothomb débute donc par la plus tendre enfance de Patrick et s’il y a une chose que j’apprécie particulièrement dans la littérature, c’est de revisiter l’histoire à travers le regard d’un enfant…surtout si celui-ci n’est pas né à une époque où l’on passe ses vacances scolaires le cul dans un fauteuil en jouant à la Play Station avec des amis virtuels et anonymes, mais au bon vieux temps où l’on passait les périodes estivales chez les grands-parents à la campagne. Ah, cette bonne vieille époque où les enfants  gardaient leurs distances avec des aînés qu’ils respectaient, qui les élevaient à la dur et leur apprenaient à marcher droit… surtout s’il y avait un général dans la famille !

Si j’espérais bien évidemment accrocher à la plume d’Amélie Nothomb, je ne m’attendais par contre pas à ce qu’elle me fasse tant rire. Vu le sujet et la perte récente de ce père, je m’attendais plutôt à ce qu’elle joue avec mes émotions, mais pas avec mes zygomatiques. Mais bon, après avoir passé un excellent moment en compagnie des Nothomb, je comprends aisément d’où lui vient ce grain de folie, ainsi que le style décalé, drôle et fantasque de cet hommage.

Me voilà donc ravi de vous avoir lu Amélie et ravi d’avoir fait votre connaissance Patrick. Puissiez-vous reposer en paix en sachant que je m’évanoui également à la vue de la moindre goutte de sang…voire même souvent à la seule évocation de sa présence…Boum!!!

Amélie Nothomb, Premier sang, Albin Michel, 180 p., 17.90 €

Ils en parlent également : Nath, Nausicaa, Manon, One more cup of coffee, Cannibales lecteurs

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