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Golf VI, le néant de l’inspiration

Publié le 07 août 2008 par Julien Bé

Hier, la marque automobile du peuple allemand publiait les premières photos officielles de la 6ème version de sa célèbre golf. Que pouvait-on attendre d’une marque qui appuye désormais plus sa renomée sur la banalité et le manque d’innovations de ses lignes que sur la qualité de ses modèles? Peut-être allaient-ils nous sortir le grand jeu, réinventer le design auto germanique, prouver que leurs designers ont usé tous leurs crayons, transpercé toutes leurs tablettes graphiques? Les pessimistes, eux, voyaient en la VI la même que la V, déjà bien banale, mais un poil reliftée. Ces derniers n’ont pas été déçus. Quoique la plupart des anticipations virtuelles des photoshopeurs étaient bien meilleures que le résultat final…

Pour mon premier article sur le design automobile, j’aurais préféré vous pondre quelque chose sur un prototype merveilleux d’inventivité, ou sur une ligne particulièrement émouvante. Mais les designers, ou plutôt les stylistes de VW en ont décidé autrement, m’obligeant à sortir du silence de consternation dans lequel ces premières photos m’ont fait tomber. Non, mais c’est pas vrai, me dis-je, ils nous ont encore refait le coup. La Golf s’est ternie en même temps que son insigne teuton.

Sa banalité afligeante (pour un modèle presque mythique) m’irriterait-elle autant si il n’y avait pas de chaque côté de cette bagnole, au moins un élément qui me rapelle ligne pour ligne un autre modèle de la marque? Une calandre typée Sirocco, mais qui ne s’assume pas, des feux repris de la 5ème version légèrement déformés (tout le monde peut en faire autant avec la fonction Transformation/Déformer sous Photoshop) une ligne de profil qui ne bouge pas d’un poil par rapport à son filleule, un arrière d’une banalité désolante piqué à la Tiguan qui l’avait déjà piqué à… tous les autres modèles de la marque, et un intérieur, tout noir, quelle surprise, qui a déjà été utilisé dans l’Eos.

La double sortie d’échappement et les jantes de gros diamètre plairont probablement aux amateurs, il leur faudra au moins ça à se mettre sous la dent. Pour la reste, pas de prise de risque, donc, et pour les propriétaires de la carrément moche Golf V, l’assurance que leur chère titine ne prendra pas le moindre coup de vieux.  Promis.


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