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Recto / Verso (verso)

Publié le 07 août 2008 par M.

Elle portait une robe noire qui épousait ses formes, et de hauts talons qui lui allongeaient les jambes. Elle dînait avec un homme, que je supposais être le sien. Je compris vite qu’il n’en était rien. Et quand bien même elle aurait été mariée, ou fiancée, elle était sexy et me regardait, je n’avais besoin de rien d’autre. Elle est passé devant le bar pour se rendre aux toilettes, j’ai bien failli la rejoindre. Au lieu de cela, je l’ai regardée. Dans le miroir, quand elle se lavait les mains. J’ai évalué son désir : il était certain. Non, je ne suis pas prétentieux mais attentif. D’ailleurs, j’avais raison : en partant, elle me laissa son numéro de téléphone sur la table. J’envoyais aussitôt un SMS : si tu veux repasser, je suis seul à partir de 1h00. J’avais laissé les grilles entrouvertes.


J’ai d’abord entendu le bruit de ses talons sur le parquet. Puis j’ai senti son parfum. Fleuri et poudré. J’ai levé les yeux, elle souriait. Elle était vraiment sexy dans sa petite robe, j’avais envie de la lui arracher. Avec les dents. J’ai éteint la lumière.

Je l’ai débarrassée de son string et j’ai caressé ses cuisses, ses fesses, son sexe. Puis je l’ai retournée et l’ai prise contre le comptoir. Elle m’a sucée, elle suçait à merveille, j’aimais voir ses lèvres aller et venir le long de moi, sa langue jouer, habile, subtile. Gourmande. Elle était gourmande.

Je l’ai assise sur un des hauts tabourets, puis sur une table, plus stable. J’ai joui derrière elle, ses reins cambrés, ses jambes à la peau si claire tendues sur ses hauts talons. Je nous regardais dans le miroir, c’était très excitant.


Nous avons un peu parlé, après. J’ai appris qu’elle était du coin, et que ce n’était pas la première fois qu’elle venait dîner. Je n’ai pas eu honte de lui avouer que je ne l’avais jamais remarquée. Elle me croyait marié à ma serveuse, je lui ai répondu pas à elle. Nous avons parlé, mais en y repensant je crois qu’elle n’a rien dit. Peu importe, elle n’était pas là pour discuter. La gourmande. La salope. Une bonne baise, vraiment.


Il était presque 3h quand j’ai regardé ma montre. Je l’ai remerciée d’un sourire et d’un à bientôt de formalité, puis j’ai fermé les grilles derrière elle. Je l’ai regardée traverser la rue, ses fesses allant et venant sous sa robe si légère. Je finis de ranger et pris une douche. Il me fallait effacer les traces de son passage sous mon corps. Je me masturbai sous l’eau tiède, en souvenir et en prévision.


Dans la voiture, j’écoutais smoke city.


Je pris soin de ne pas réveiller ma femme en me couchant. Elle a l’habitude que je rentre tard, de toutes façons. Je la pris dans mes bras et l’embrassai dans le cou, avant de m’endormir. Oui, j’aime ma femme, bien sûr que je l’aime. Les nanas que je baise n’ont rien à voir, ce n’est que du sexe, rien de sentimental. Un couple, après 10 ou 15 ans, ce n’est plus ce que c’était. Je comprends qu’elle n’ait pas envie de faire l’amour tous les soirs, je ne lui en veux pas, je sais que le désir s’épuise, surtout chez les femmes. Elles n’ont pas les mêmes besoins, pas la même libido que nous.

A côté de cela, et sans fausse modestie, je suis bel homme. Je plais aux femmes, et dans mon métier j’en rencontre tellement… Difficile de résister. Impossible, même. Je ne suis qu’un homme, après tout.

Donc oui, je la trompe. Même si je déteste ce mot. Je le déteste parce que je fais les choses bien : je suis discret, elle ne se doute jamais de rien, je ne veux surtout pas lui faire de mal. Et puis, comme je le disais, ces nanas je me contente de les baiser, je ne les aime pas, et la vraie fidélité vient du coeur, non ? Pour aucune je ne quitterai ma femme. Jamais. J’en ai fait la promesse devant Dieu, et même si je ne crois pas en lui, j’ai envie de croire en moi.


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