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Le langage des fleurs XXI

Publié le 13 août 2008 par Dandelion
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LIERRE

(fidélité)

Lierre, que tu revêts de grâce bucolique

Les ruines des monuments!

Et tu me plais encor sur le platane antique

Qu'étouffent tes embrasements.

Mais je t'aime, surtout, sombre et sinistre lierre,

A quelque fontaine pendu,

Et laissant l'eau couler, plaintive, dans la pierre

D'un bassin que l'âge à fendu.

Stances, Jean moréas (1856-1910)

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 Bacchus malade, Le Caravage

Le Lierre ne peut grimper de lui-même: il a besoin d'un support et, une fois qu'il l'a trouvé, rien ne peut l'en séparer, ce qui lui a donné sa valeur emblématique ("il meurt là où il s'attache").

Dans l'Antiquité grecque et romaine, il était l'emblème de Dionysos, qui l'utilisait pour attirer les Ménades et les inciter à se vouer à son culte, et Bacchus et sa suite sont toujours représentés couronnés de Lierre. Une couronne de Lierre récompensait également les poètes grecs qui se trouvainet être particulièrement bien inspirés.

En Grèce encore, les statuettes en terre cuite étaient souvent ornées de feuilles et de baies de Lierre, censées attirer la protection du dieu représenté.

En Angleterre, cette grimpante vivace est associée au Houx pour décorer les maisons à Noël et, dans le passé, elle était censée protéger contre les esprits malins. On la suspendait aussi dans les étables pour empêcher le lait de tourner.

Si vous cultivez un Lierre sur le mur de votre demeure, vous serez protégés du mauvais sort, mais s'il meurt, attendez-vous à connaître le pire.


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