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PETiTOM, l'artiste québécois à mettre dans sa playlist de fin d'année

Publié le 30 novembre 2022 par Camillegreen @camillegreen03

Auteur, compositeur, interprète, chorégraphe, danseur, acrobate… La liste est longue pour décrire l’artiste québécois, Tommy Tremblay alias PETiTOM. Pour lui créer est vital et pour cause, il se fait remarquer dès l’âge de 16 ans dans une émission québécoise, « Mixmania » puis à 25 ans dans « La Voix » (équivalent de The Voice, en France). Pourquoi choisir lorsque l’on a de multiples talents et qu’on les exerce avec brio ? PETiTOM le prouve une nouvelle fois avec la sortie de son très bel EP éponyme dans lequel à seulement 28 ans, l’artiste est en quête de réponses sur des sujets qu’on ne peut pas qualifier de léger : l’argent, une relation amoureuse abusive, le rapport à la perfection, etc. Le chanteur dont le timbre de voix le démarque, nous emmène également dans une cavale criminelle à la Bonnie & Clyde dans le titre « Monnaie ». Un conseil, écouter cet EP et pour les amoureux de titres acoustiques, PETiTOM vient même de le sortir en version acoustique. Il frôle la perfection !


PETiTOM, l'artiste québécois à mettre dans sa playlist de fin d'année

Comment as-tu fait tes premiers pas dans la musique ?

La musique m’est venue à travers la danse. À l’âge de 8 ans, j’ai demandé à mes parents de m’inscrire au Breakdance (Bboying) et je suis tombé en amour avec la musique Funk, Rap, Soul, R&B. Huit ans plus tard, vers l’âge de 17 ans, quand je sentais que la danse n’était plus suffisante pour exprimer tout ce que je pouvais ressentir, j’ai commencé à écrire et chanter sur mes émotions, utilisant une guitare que je venais tout juste de m’acheter, ou de la musique instrumentale sur Youtube. Depuis je n’ai jamais arrêté. Mixmania a été ma première porte d’entrée dans ce monde professionnel de la musique.

Que t'ont apporté tes participations aux émissions canadiennes Mixmania et La Voix ?

J’ai participé à Mixmania à l’âge de 16 ans, et à La Voix, à l’âge de 25 ans. Donc deux expériences vécues à deux périodes très différentes de ma vie.

À Mixmania, c’est là que j’ai découvert la passion du métier de chanteur, la passion d’être sur scène, la vie de tournée, et cette pure magie de partager tout ça avec une équipe. Ça m’a apporté le sens du travail d’équipe, de l’écoute, l’entraide, le partage, le respect, la compassion. À 16 ans, tout ce qu’on a vécu me semble encore à ce jour irréel ; comme un rêve. C’était ÉNORME pour un ado de 16 ans de vivre autant d’intensité et de devenir une célébrité en si peu de temps, aussi instantanément. Avec du recul, aujourd’hui, je remarque que cela m’a créé aussi quelques traumas, mais ces traumas me permettent de me re-questionner sur la raison de pourquoi je fais ce métier, qui est le simple amour de faire de la musique, d’écrire sur mes sentiments, mes épreuves de vie, c’est une thérapie en soi. Je ne crois pas au hasard dans la vie, et ma participation à Mixmania m’a ouvert des portes à ce que je voulais vraiment faire de ma vie : créer de la musique pour inspirer & faire du bien aux gens. 

Après Mixmania, je suis resté un gars d’équipe. J’ai tourné mon focus vers la danse, et je travaillais / performais toujours en groupe. Quand on m’a demandé de participer à La Voix, j’avais une envie immense de faire quelque chose pour moi. 

Huit ans plus tard, je voulais retourner sur scène pour chanter et non danser.

C’était pour moi qu’un défi personnel, me donner le challenge pour voir si j’ai encore la flamme pour chanter sur scène, seul, sans personne avec moi. 

Évidemment que ça a réanimé une énorme flamme. Ça m’a apporté une confiance que je ne croyais pas existante en moi, puisque j’avais construit ma confiance par rapport à un groupe, et non par rapport à moi-même. À ce moment, j’étais seul sur scène pour défendre ma personne, mon art, mes envies, ma passion. 

Ça m’a apporté cette confiance d’avancer en mettant mon focus sur ce que je veux, et non ce qu’un groupe ou quelqu’un veut de moi.


Entre la danse et la chanson ton cœur balance ?

J’ai toujours eu tendance à répondre à cette question de cette façon : « Les deux sont complémentaires, je ne peux pas vivre l’un sans l’autre ».

Mais aujourd’hui, mon discours change. Depuis que j’écris pratiquement chaque jour, mon vocabulaire musical se développe à une vitesse exponentielle, et je commence à découvrir que mettre des mots sur comment je me sens, et leur donner une vibration en les chantant, il n’y a rien d’aussi thérapeutique et libérateur. Par contre, il peut y avoir des moments où c’est blessant et étouffant, car tu ne travailles que dans ta tête. Donc souvent, ça me fait du bien de juste laisser couler une playlist, ou un album, et retourner dans mon corps, sans avoir besoin de parler… juste danser, et me libérer.

Bon tu vois, finalement, encore, pour moi l’un ne vient pas sans l’autre... haha.

Que raconte ton premier EP éponyme PETiTOM ? De qui t'es-tu entouré pour le créer ?

Dans cet EP, je fais le point sur ma vie. Je me livre sur ma vie personnelle, mes relations avec le « party » ; mes relations avec mes amis ; ma relation avec moi-même ; avec l’amour ; l’argent ; le combat contre la perfection ; retrouver la raison de nos ambitions ; ma relation avec les gens qui m’écoutent. J’en ai choisi que 5, pour ce premier projet officiel, sachant que j’en ai une tonne qui traine dans mes papiers. Mais faire le point de sa vie, on peut le faire plusieurs fois dans une vie, un 2e projet suivra donc, ensuite un 3e, et un 4e, 5e, 6e, etc. 

Pour cet EP, je me suis entouré de mon ami de longue date : Benjamin Nadeau «benjamiin», un musicien, producteur, artiste incroyable, avec qui j’ai écrit/composé plusieurs chansons au fil des dernières années. Il est le réalisateur de cet EP, accompagné de notre pote Benny Mestizo.

«Monnaie»,  je l’ai écrit avec mon ami FREDZ, rappeur du Québec, hyper talentueux qui a déjà une très bonne relation avec la France.

Et pour «Alliés», c’est une chanson que j’ai écrit à Paris, avec des producteurs Belge (DELTA) et un auteur-compositeur de Paris (Malik), et des artistes que j’ai pu croiser en chemin pendant ma dernière année en allers-retours entre Montréal-Paris.

Il y a aussi mon manager/ami Arnaud Schaumann, avec qui je construis tout mon projet. Je le trouve extrêmement inspirant, il m’aide sur toute la ligne. En tant qu’artiste qui aime vivre de chaos et d’amour, une personne qui t’aide à structurer le tout, t’écouter quand tu en a de besoin, c’est nécessaire et ça balance le tout. Et c’est un grand ami de valeur.

Que raconte le titre « Somebody » ?

J’ai souvent senti cette pression d’être à la perfection aux yeux de mon entourage, aux yeux du public, des réseaux sociaux. L’envie de changer qui je suis pour devenir «Somebody». Mais au final, tu ne seras jamais «Somebody» si tu n’es pas toi-même. C’est un cri du cœur. J’vous laisse l’écouter, elle parle d’elle-même.


Avec qui rêverais-tu de collaborer ?

Rêver !? hmmmm, je n’peux pas t’en donner un/une seul(e), donc je fais un Top 5. Hehe j’aime trop collaborer.

- Anderson Paak ; 

- Beyonce ;

- The 1975 ;

- Nekfeu ;

- Orelsan. 

Quels sont tes projets ?

En ce moment, je suis encore sur la vague de la sortie de mon EP, j’en ai sorti une version acoustique. Les 5 mêmes titres mais en acoustique que j’ai réalisé avec des musiciens de Montréal.

J’ai fait plusieurs spectacles cet été. J’ai aussi été invité à participer au nouveau show Télévisé : « ZÉNITH » animé par Véronique Cloutier à Montréal, où chaque participant (chanteur/euse) est metteur en scène de leurs numéros en plus de les performer.

Je prévois beaucoup d’allers-retours entre Montréal-Paris dans la prochaine année pour continuer d’écrire mon/mes prochains albums à venir. Des nouveautés sortiront bientôt. Je veux partager le plus possible mes projets musicaux au monde.

Tu es plus addict à Instagram, TikTok ou Facebook ?

Ces temps-ci c’est Instagram. J’essaie de limiter mon temps d’écran, mais mon actualité est remplie d’arts, de chats, de chiens, de quotes inspirants, de parkour, de sports, de voyage, dur de s’en passer…. haha. Et j’ai beaucoup de groupes d’amis sur Instagram où on s’écrit, on s’envoie des trucs, et c’est aussi une plateforme où j’ai accès à parler d’une façon plus rapprochée aux gens qui me suivent. J’aime aussi beaucoup voir les projets de mes amis.

Quelle chanson écoutes-tu en boucle en ce moment ?

« Please don’t be - Hazlett » est la chanson que j’écoute en boucle ces temps-ci. Chaque fois que je sens l’hiver arriver, je tends beaucoup vers l’acoustique.  Ça me réchauffe toujours le cœur.


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