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Des legions d'amazones suite :

Par Bernard Vassor

PAR BERNARD VASSOR

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1848 Amazones et Vésuviennes

"La femme est à l'homme

ce que l'homme est au gorille"

Mlle Elisa Farnham

Après la révolution de février, un féministe convaincu, le citoyen Borme au passé psychiatrique assez lourd, proposa d'enrégimenter toutes les femmes nubiles, et de former une légion de "Vésuviennes". Voici l'annonce qu'il fit placarder dans tout Paris :

Aux citoyennes patriotes mes soeurs en République 

"La République vous doit le quart de son existence, c'est par vos exhortations que vos amis ont affronté le mitraille le 24 février.

Vous avez bien mérité de la Patrie, aussi j'ai demandé au gouvernement provisoire de vous enrégimenter sous le titre de Vésuviennes.

L'engagement sera d'un an; pour être recue, il faut avoir 15 ou 30 ans au plus et n'être pas mariiée.

Se présenter de midi à 4 heures rue Sainte-Appoline 14"

D"après des témoignages, il y eut plus de soixante femmes qui furent enrôlées. Ce qui donna des idées à d'autres félés qui voulurent organiser une Garde nationale féménine composée de deux régiments, un d'Amazones, l'autre de cavalerie. L'auteur du projet précisa que "les dames qui voudraient bien s'enrôler, doivent apporter la preuve de leur patriotisme et de bonne conduite. Elle devront s'équiper à leurs frais" Nous ne savons pas si l'entreprise fut couronnée de succès.

Une médaille fut frappée, portant d'un côté :

Le citoyen Borme, organisateur du Club des Femmes, Avril 1848

et de l'autre :

5000 FEMMES SE FONT INSCRIRE.

Ville de Paris.

Des journaux satyriques, Le Pamphlet, Le Charivari, La Silhouette? s'emparèrent de l'évènement, et mirent pendant des mois l'invention du club-légion des Vésuviennes à toutes les sauces.

.........

Si le club de la rue Sainte-Appoline ne rncontra que peu de succès, d'autres comme Jeanne Deroin et Anna de SchnitzbourgJulie Hémal, et Marie Constant ( sans aucun rapport avec la femme de l'abbé, devenu Eliphas Levy) reprirent à leur compte le nom de Vésuviennes.

La question d'endosser un uniforme fut posée dans les clubs. La masculinisation du costume féminin fut également posée dans le numéro du 22 avril 1848 de "La Voix des Femmes". L'article précise que Mmme Niboyet, se montra hostile à cette proposition.

"La République des Femmes" journal concurent, composa un hymne aux Amazones, une Marseillaise féminine :

...Tremblez, tyrans portant culottes

Femmes notre jour est venu...

Debout, Vésuviennes, debout !

On dit que Armand Marast qui redoutait plus ce "bataillon de cornettes" que vingt mille hommes armés du club Blanqui, leur accorda pour s'en débarrasser la promesse d'un salaire de soixante centimes par jour.

A SUIVRE.........


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