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Une confirmation et des surprises lors de la 53e édition du Banana Bowl

Publié le 13 mars 2023 par Francky
Une confirmation et des surprises lors de la 53e édition du Banana BowlUn demi-siècle après sa création, le Banana Bowl accueillait la semaine dernière à Criciuma, au Brésil, la relève du tennis à l'occasion de sa cinquante-troisième édition. L'on savait que chez les filles, l'épreuve semblait promise, à moins d'une surprise, à la péruvienne Lucciana Perez Alarcon ou à l'une des deux japonaises, Sara Saito ou Mayu Crossley. C'est cette dernière qui a eu le dernier mot au terme d'un remarquable parcours durant lequel elle n'a pas cédé le moindre set à ses rivales. Pourtant, en début de semaine, la majorité des observateurs demeuraient prudents sur les pronostics, la première levée des tournois J500, disputée au Caire fin février, ayant débouché sur une sensation avec la victoire très nette de l'italienne Federica Urgesi sur la grandissime favorite Mirra Andreeva, ainsi que la présence en demi-finales de l'ukrainienne Yelyzaveta Kotliar, qu'on n'attendait pas à pareil fait.À Criciuma, les principales favorites ont rapidement réglé la mire jusqu'à ce que la journée des quarts de finales soit fatale à certaines d'entre elles. Victorieuse à deux reprises en tournois de préparation, à Asuncion et à Porto Alegre, la japonaise Sara Saito, seize ans, vit son élan se briser contre un rempart inattendu du nom d'Alessandra Teodosescu. Naviguant sous les radars avec un classement au-delà de la centième place avant le début du tournoi, la jeune italienne, qui n'avait gagné qu'un titre en 2022 au Maroc, a réalisé quelques prodiges qui l'ont emmené jusqu'en finale. D'ailleurs, elle ne fut pas la seule transalpine à briller puisque dans le bas du tableau, une autre invitée surprise parvenait à se frayer un chemin dans le dernier carré en la personne d'Emma Ottavia Ghirardato, 156e mondiale, qui réalisa le hold-up parfait en éliminant en quarts Lucciana Perez Alarcon, à qui la victoire finale semblait promise après ses exploits à Barranquilla et Lima. Enfin, l'autre performance de ces quarts de finales vint de la brésilienne Olivia Carneiro, l'une des régionales de l'étape, qui, sortie pour ainsi dire de nulle part, se fit un tableau de chasse de toute première qualité en sortant du tournoi la japonaise Shiho Tsujioka, l'argentine Luciana Moyano et la polonaise Malwina Rowinska, avant que Teodosescu ne mette fin au rêve de voir une brésilienne s'imposer chez elle dans l'un des plus prestigieux tournois du circuit. Avec l'élimination des deux premières têtes de série (Saito et Perez Alarcon) en quarts de finales, rien ne semblait donc pouvoir arrêter Mayu Crossley vers la quête d'un nouveau titre important. Il s'agissait aussi pour la nippone de seize ans de faire oublier sa piètre élimination en deux petits sets au premier tour de l'Open d'Australie par la danoise Rebecca Munk Mortensen qui l'avait atomisée 6/1 6/2. Forte de ses grandes distinctions obtenues en fin d'année dernière à Bradenton et à l'Orange Bowl, Crossley ne fut pas inquiétée sur la terre battue brésilienne, passant d'abord avec succès le test contre la tchèque Laura Samsonova en quarts de finales (6/3 6/2), avant de disposer successivement des deux héroïnes italiennes, Ghirardato en demi-finales, puis Teodosescu en finale, toutes deux battues en deux manches. Mayu Crossley, première japonaise à gagner le Banana Bowl et désormais septième mondiale au classement Juniors, confirme ainsi tout le bien que l'on pensait d'elle depuis déjà un certain temps et se pose en tant que l'une des favorites de la prochaine levée du Grand Chelem, à Roland Garros.Crédit photo : Donizete Candido/CBT.

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