Magazine Culture

#OFF23 – Histoire de baiser(s)

Publié le 15 juillet 2023 par Morduedetheatre @_MDT_
#OFF23 – Histoire de baiser(s)

Critique de Histoire de baiser(s), d’après Fabien Vehlmann, vu le 10 juillet 2023 au Théâtre des Barriques
Avec Gabriel Arbessier Cadot, Thomas Ailhaud, Lorette Ducornoy, Anaïs Robbe, Léa Schwartz, mis en scène par Camille Plazar

C’est devenu une tradition (depuis l’année dernière, ok, mais il faut bien un début à tout) : découvrir la nouvelle création de la compagnie Tout le monde n’est pas normal. J’ai de la chance en plus : cette année on y abordera le sujet si touchy si tabou mais surtout si passionnant de la sexualité !

C’est le deuxième spectacle de mon festival qui me prend un peu par surprise en s’approchant du théâtre documentaire et qui m’embarque quand même avec lui. Histoire de baiser(s) se présente comme une succession de témoignages issus de l’Herbier Sauvage de Fabien Vehlmann. On y parle masturbation, couple libre, fantasme, orgasme, rapport au corps et à l’autre, entre autres. On s’y révèle un peu.

J’adore parler de sexe. J’en parle très librement et je pense que c’est aussi en racontant et en écoutant les histoires des autres qu’on évolue et qu’on s’ouvre sur le sujet. Autant vous dire qu’avec Histoire de baiser(s), j’ai été servie sur un plateau ! Je ne m’attendais pas à ce format, à la fois différent du Dépôt amoureux mais avec une patte commune, des atmosphères qui se dessinent facilement, des personnages qui semblent se découvrir à eux-même et au monde. On s’approche un peu du théâtre documentaire. Et ça fonctionne à merveille. Les textes sont bien choisis, parfaitement équilibrés, existent réellement sur le plateau.

A travers les différents témoignages, c’est un monde qui s’offre à nous. C’est fait avec beaucoup de sobriété. On aurait presque envie de dire sans intention. Sans autre intention en tout cas que de faire vivre cette multitude sexuelle sans jamais la juger. Faire vivre le trop autant que le trop peu, le désir autant que son absence, la normalité au côté de l’anormalité. Les témoignages sont incarnés avec simplicité, défendus de manière quasi-organique. On découvre des personnages différents, tous sont dessinés, mais avec une subjectivité toute objective. Pas de provocation. Pas de voyeurisme. Pas de jugement. Pas de vulgarité. Juste la merveilleuse école de la diversité.

Un moment libre, ouvert, à la fois intime et universel.

♥
♥


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Morduedetheatre 2245 partages Voir son profil
Voir son blog