Les seconde phase

Publié le 30 septembre 2023 par Chrisandflow

J’ai 37 ans maintenant.

Et quand j’ai fait ma toute première approche dans la rue, j’en avais 19. 

Je m’en rappelle comme si c’était hier. Le temps est passé super vite !

J’avais débarqué à Lille quelques mois plus tôt, et je voulais apprendre à draguer pour me trouver une copine.

Au départ, je n’avais pas l’ambition de devenir un « Pick-Up Artist ». Mais j’ai rapidement pris goût à la drague. C’est devenu mon « sport », ma passion.   

  • Les premiers sourires décrochés après une approches.
  • Les premiers « oui » lorsqu’on demande son numéro à une fille, ou qu’on lui propose un rendez-vous.
  • Les premiers baisers.
  • Les premières étreintes.
  • Les premières nanas qu’on déshabille.
  • Les premiers rapports sexuels avec des filles qui nous plaisent, et qu’on a su séduire.
  • Les premières relations, pleines de promesses.

Mis à part gagner le jackpot à l’Euromillion, je ne vois pas grand-chose qui soit aussi enivrant pour un jeune homme que ces premières « réussites » avec les femmes.

On y prend vite goût. Et ça devient addictif.

Si bien qu’en à peine un an, je suis passé du stade du « nice guy qui cherche juste à se caser », à celui du « player avec une insatiable soif de nouvelles rencontres ».

Et je voulais absolument devenir meilleur pour ça :

  • Parvenir à collecter toujours plus de numéro,
  • Obtenir le meilleur taux de revoyure possible,
  • Séduire toujours plus de femmes chaque année, en me donnant pour défi de faire mieux que l’année précédente. 

En quelque sorte, j’étais un peu devenu le Cristiano Ronaldo de la drague. Sauf qu’au lieu de chercher à marquer des buts et gagner des trophées, je cherchais à séduire et avoir de nouvelles copines et sexfriends.

Je voulais sans cesse revivre ces premières expériences, autant de fois que faire ce peu !

Et les premières années, c’était génial.

C’était une véritable aventure pour moi.   

Mais, inévitablement, ce qui était grisant au départ le devenait de moins en moins au fil du temps.

C’est un peu comme une chanson qu’on adore et qu’on se repasse encore et encore, jusqu’à s’en lasser.

Ces belles aventures, qui me procuraient tellement de plaisir de départ, ont fini par donner des impressions de déjà vu. Ça ne me stimulait plus autant.

Néanmoins, je persistais à vouloir faire exactement comme avant.

J’ai continué à faire la même chose, par habitude, mais avec beaucoup moins d’envie.

Je sentais bien que décrocher régulièrement des numéros et des rencards, et coucher régulièrement avec de nouvelles filles, ça ne me procurait plus la même satisfaction. 

En bref, je courrais après des résultats que je n’avais plus vraiment envie d’atteindre.  

Puis, après une période de remise en question, je me suis dit :

C’est bon, terminé ! Je n’ai plus besoin de courir après le résultat. Je n’ai plus à fréquenter un minimum de 3 filles en même temps, de faire 20 approches par semaine, de coucher avec au moins une fille chaque mois. Je vais fonctionner davantage comme un mec “normal”, et moins comme un “player”.

J’ai cessé de courir après les résultats.

  • J’ai arrêté de me forcer à faire des sessions drague régulières.  
  • J’ai arrêté de calculer mes stats – combien d’approches, combien de numéros, combien de fcloses.
  • J’ai arrêté de vouloir à tout prix coucher avec de nouvelles filles régulièrement.  

J’ai décidé que je n’avais plus rien à prouver – ni à moi-même ni à qui que ce soit.

Maintenant je m’en tamponne si mon voisin ramène deux fois plus de gonzesses que moi chez lui, alors que c’est censé être MOI l’expert en séduction.

Maintenant, je drague essentiellement dans ma vie de tous les jours, si j’en ai envie, quand j’en ai envie. 

Et je me fous d’avoir à faire 50 ou 100 approches pour coucher avec UNE femme.  

Et depuis que j’ai fait ça, je reprends du plaisir.

Mais cette fois, ce n’est pas du plaisir dans les résultats, mais dans mes interactions avec les femmes.

  • Aborder une fille au supermarché en lui disant la toute première chose qui me passe par la tête…
  • Rattraper une fille avec une belle robe, qui vient de passer devant moi alors que j’étais à la terrasse d’un café, pour lui dire qu’elle est ravissante…
  • Me balader dans la rue, sans espérer faire 3 approches dans la prochaine demi-heure, puis aborder une fille juste parce qu’elle m’a donné VRAIMENT envie d’aller lui parler.

Le tout, sans pression, sans avoir un quota d’approches à faire ou de numéros à prendre.

Aujourd’hui je prends du plaisir dans ma rencontre avec l’autre, plutôt que dans le résultat. Et ça me rend ENCORE PLUS détaché, serein et même épanoui. 

La petite course à la performance, qui me faisait sans cesse chercher des façons de m’améliorer pour obtenir toujours plus de résultats, c’est du passé. J’ai l’impression d’avoir franchi la ligne d’arrivée !

Non pas parce que j’estime être parfait, mais parce que j’estime être assez bon comme ça.

Et ça me procure aujourd’hui une forme de paix intérieure. Je suis satisfait de ce que je suis et de ce que j’obtiens, même lorsque je « score » peu, ou pas du tout.

Est-ce que ça veut dire que je reviens sur certaines choses que j’ai écrites par le passé – l’importance de faire du nombre, d’aborder régulièrement, de toujours chercher à s’améliorer, etc.

Non !

Ou plutôt, ça dépend…

En fait, il faut voir la vie comme une série de plusieurs phases.

Il y a une première phase ou l’on est jeune, plein d’énergie et inexpérimenté. On a les dents qui rayent le parquet et une envie ardente de conquérir le monde, séduire les femmes et mordre la vie à pleine dent.

À ce moment-là, c’est une excellente chose d’être ambitieux, vouloir devenir meilleur, chercher à performer. C’est ce qui fera d’une jeune garçon un homme accompli plus tard.

Mais une fois qu’on est passé par cette phase et qu’on est entré dans la seconde moitié de sa vie (autour de 35-40 ans), c’est là qu’il faut apprendre à ralentir, se reposer davantage sur ses acquis.

C’est le moment où on passe en mode « rentier » de la séduction !

Après s’être investi dedans plusieurs années, il s’agit maintenant de profiter, récolter les fruits de son travail, sans spécialement en désirer plus.

Quand je suis entré dans la trentaine, je redoutais un peu cette seconde moitié. J’avais peur qu’elle soit moins stimulante que la première.   

Mais il s’avère qu’elle procure autant de bien-être, sinon plus !

Je n’ai que 37 ans, mais je sens que je change. Je deviens plus posé, en mode relax : le résultat n’a plus tellement d’importance, ce qui compte c’est de trouver du plaisir dans ce qu’on fait.

Peut-être que je commence à me transformer en vieux pantouflard sans ambition…?

Mais je ne pense pas. 

Je pense que nos ambitions et les choses qui nous procurent du plaisir changent suivant l’étape où l’on se situe dans sa vie.

Et je pense aussi qu’il faut savoir suivre ses étapes dans l’ordre.

Ne pas sauter la première étape est important.

Si vous débutez, et SURTOUT si êtes jeune, ayez la niaque !

Soyez obsédés par la réussite.

Soyez animés par cette envie de devenir meilleur, d’améliorer votre futur.

Pour votre vie sentimentale et sexuelle, mais aussi pour votre vie professionnelle et financière !

Je vais peut-être donner l’impression d’être superficiel en disant cela, mais plus on peut avoir les femmes ET l’argent facilement, plus la vie devient facile !

Et c’est souvent ce qu’on fait dans la première moitié de sa vie qui détermine à quel point ça devient facile dans la seconde.

Et même si vous n’êtes plus tout jeune, vous devez temporairement en passer par cette phase vous aussi, ne serait-ce que plusieurs mois.

C’est cette phase qui va vous permettre d’acquérir les prérequis, les compétences et l’expérience dont vous aurez besoin pour passer à la seconde étape, et atteindre plus de sérénité.

Même avant de se caser et « prendre sa retraite », il est LARGEMENT préférable d’avoir le sentiment d’avoir fait le tour de la séduction, d’avoir vécu ce qu’il y avait à vivre avec les femmes et ne plus rien avoir à regretter.

L’herbe des voisins paraît toujours verte… tant qu’on n’est pas allé la fouler pour réaliser que non : elle n’est pas plus verte !  

Mais il faut AUSSI savoir passer à la seconde étape.

Il faut aussi savoir dire STOP à la course au résultat, au « struggle for life », et juste apprendre à PROFITER, sans trop se prendre la tête.

Je plains les mecs de 40 piges qui sont encore coincés dans la première phase : ils sont dans une recherche de résultats qui ne leur procure presque plus de satisfaction, et ils ne peuvent plus vraiment s’améliorer (et à quoi bon de toute façon ?). Ils ne peuvent pas se sentir satisfaits d’eux-mêmes et de leur résultats.

Et peut-être, ensuite, se caser en relation exclusive, si c’est ce que vous voulez. Je pense que c’est le meilleur moment pour ça.

Chrys

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