L'auteur(e) a besoin d'ombre et de solitude pour cuisiner sa jonglerie des mots.
Hunter S. Thompson, qui a en quelque sorte incarné le journalisme gonzo, c'est-à-dire, un journalisme où l'auteur s'implique lui-même dans ce qu'il raconte, écrit selon ce dont il a été témoin, n'a pas non plus écrit grand chose d'aussi bon que Fear & Loathing on the Campaign Trail '72. Qui se terminait sur une dépression de sa part. Le succès a été assez fort et il a fini par se tirer une balle dans la bouche des années plus tard.
Salman Rushdie nous as été connu par le scandale des Versets Sataniques. Quand il écrit sa fiction suggérant une relecture de Muhammed à la fois érotique et parfois malsaine. S'en est trop pour l'Ayatollah Khomeini dont la démence le fait le condamner à mort en déclarant une guerre sainte sans même lire le livre. Celui-ci est censuré, ce qui fait qu'au contraire, dans les pays occidentaux qui lui offrent refuge, c'est son plus gros vendeur à vie. Jamais plus, il n'arrivera à écrire mieux que ce qu'il avait fait cette fois là, en 1988.
J.K.Rowling n'a jamais accoté ce qu'elle a fait pour les jeunes et moins jeunes avec la série des Harry Potter. E.L.james est incapable de se libérer des cordes de 50 Shades of Grey. Dan Brown est la figure des proue des complotistes mondiaux grâce à Da Vinci Code, mais ses écrits restent sans surprises depuis 2003. Martin Amis a vu la qualité de ses écrits décroître au fur et à mesure que sa popularité grandissait.
I wish I was invisible chantait Alison Moyet en 1985. Dure l'invisibilité quand on est surpopulaire. Et la multiplication des regards sur vous-mêmes force une altération de votre propre regard sur vous-même.
Parfois, pas tout le temps.
La popularité n'est pas un critère de qualité. Est grande menteuse. Et désoriente les fleuves mentaux des écrivain(e)s.
Les agitent du moins.