Soit l'arrivée de prétendues personnalités connues qui paradent superficiellement pour le regard des autres. Outre un autoportrait, rien n'est plus vaniteux. Dont on tire le mot "vain". On y présente de plus en plus de plastique et de connaître le nom des couturières ou des couturiers m'intéresse assez peu. Ce qui pourrait m'attirer les foudres des gens de l'industrie de la mode, mais qui peut se payer ces tenues ?
D'en mettre plein les yeux. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas friand de la poudre aux yeux. Les tapis rouges m'exaspèrent et je ne les écoute jamais. C'est l'appel au superficiel dans un milieu (souvent les arts) qui n'en manque absolument pas. De plus, les intervieuweuses/intervieweurs, tentent tant bien que mal de nous montrer qu'ils sont les amis des stars alors que souvent il s'agit d'une toute première "rencontre", le pathétique devient alors gonflé à bloc. J'aimerais parfois être le journaliste insolent qui lâcherait un "Who the fuck are you again ?". Ce serait merveilleusement insolent. Et ma dernière tâche.
51 ans et moins, vous le verrez, en vieillissant vous serez de plus en plus attiré(e)s par le vrai.
Dimanche dernier avait lieu la remise des Golden Globes, prix remis par les associations de presses du monde entier aux meilleurs artistes dans toutes sortes de catégories incluant les comédies musicales, le cinéma et la télé. J'ai été surpris de constater le lendemain que beaucoup des 12 films qui avaient piqué ma curiosité et quelques séries que je suis, ont été largement récompensés. Bien entendu, je n'ai aucunement regardé le toujours insupportable tapis rouge précédent la cérémonie, pas plus que je n'ai regardé la suite. J'avais une entrée à garder libre de neige, et un nouvel appareil à tester.
Deux moments totalement vrais, noyés dans le royaume de l'artificiel. Étrangement initiés par deux Jen.
Le premier nous montrait l'actrice Jennifer Lawrence assise à sa table (aux Golden Globes, on regroupe les gens autour de tables) qui était montrée à l'image car elle était nommée pour sa performance dans No Hard Feelings. Au moment d'annoncer son nom et son film, on voit Lawrence à l'image dire directement à la caméra (sans l'entendre mais on lit clairement sur ses lèvres) "If I don't Win, I'm Leaving" accompagné du pouce soulevé vers l'arrière, geste suggérant de quitter les lieux.
Mais le vrai moment pur a été sur le fucking tapis rouge.
C'était très beau.
On a tous besoin d'être inspiré(e) dans la vie.
La photo est issue du christ de tapis rouge aussi.
Elle y porte du linge qui n'épouse aucune de ses formes. Ce qui et le contraire de 98% des artistes du tapis rouge. Elle fait presque toujours ça. Elle a poussé direction David Byrne des Talking Heads. S'habiller, se présenter publiquement, est toujours un message. Billie est claire depuis ses débuts. Je ne suis pas un corps pour vous, pervers vautours, je suis une voix. Si vous voulez scruter quelque chose, visez la tête. Le reste importe peu.
Dis-moi de quoi ça jase.
Lawrence disait Amusons nous ensemble. Larson et Lopez disaient Pleurons ensemble de bonheur.
Billie disait Tu veux voir mes formes ? Regardes ailleurs.
Pour vrai.