Paul répondit. Un peu étonnée de ne pas savoir qui était cette personne. Voulant savoir.
"Oui ? Puis-je vous aider ?"
"Bonjour, je reviens chez moi. Vous habitez chez moi,"
"er...pardon?"
"Vous êtes dans ma maison"
"Que...qu'est-ce que vous me dites là, madame?..."
"Vous habitez la maison de mes ancêtres qui l'ont bâti il y a des millénaires..."
"De quoi me parlez vous ? nous habitons ici depuis 2008, deux de nos trois enfants y sont nés, que vos ancêtres y ait habité ne veut rien dire pour nous, avant nous c'était même ma tante qui habitait ici et on a eu un prix d'ami pour..."
"Vous devrez quitter assez rapidement on a des projets de rénovations et d'agrandissements..."
"Mais de quoi parlez vous ?"
"Nous étions ici des siècles avant vous..."
"Et alors ? Est-ce que cela voudrait dire que les Américains devraient tous céder leurs terrains aux communautés autochtones ?
"Vous ne comprenez pas, on a l'appui des autorités, vous devrez disparaitre..."
"DISAPARAITRE ? mais pour l'amour du ciel, vous êtes complètement tombée sur la tête ? De quelles autorités vous parlez ?"
"...Nous?"
"Oui, c'est en fait tout le quartier qui sera concerné..."
"Moi je vous parles de siècles, c'est encore plus ancien..."
"'MAIS EN QUOI ÇA JUSTIFIE QUOI QUE CE SOIT ? Avec un tel raisonnement il faudrait tout redonner aux autochtones en Amérique du Nord, autochtones qui ne sont même pas les premiers arrivants, ils ne partaient de nulle part, ils étaient ici depuis toujours avant que Jacques Cartier et Christophe-Colomb..."
"Vous pouvez me citez ces vieilles histoires, les nôtres sont différentes"
"Seulement aux colonisations présentes"
"En vous servant de vos histoires anciennes auxquelles vous croyez...Vous m'agresser et me faire perdre mon temps, je vous remercie de votre passage CHEZ MOI, maintenant je vous prierais de bien vouloir quitter mon portique..."
"...On enlèvera ça cette petite galerie..."
"VOUS NE FEREZ RIEN DU TOUT ! quittez notre chez nous et ne revenez jamais plus ! Cette discussion est interMINABLE! avec forte insistance sur on a va aviser la police de vos délirantes menaces..."
"Faites...faites... la police est de notre côté et n'intervient que dans son propre intérêt. Elle étudiera le pour et le contre, le plus payant au sens propre et au sens politique, et interviendra dans cette direction. Ce qui voudrait aussi dire, ne fera rien dans notre projet."
"Beau projet d'envahisseur"
"On vous éliminera"
"BON! La menace maintenant ! quel est votre nom, madame ?..."
"Liz Raël et le vôtre monsieur ?..."
"Vous entendrez parler de nous!"
"DE NOUS AUSSI !"
"Oh si peu...si peu...on a l'argent de notre côté..."
"L'argent n'explique pas tout"
"L'argent domine le monde. C'est notre intention de dominer aussi"