Où étions nous samedi ? À Québec, au Festival d'Été. De jour, au moment des faits, nous avions visité le nouvel appartement de la conjointe du beau-père. Nous étions contents pour elle, mais en même temps inquiets. Elle montre d'important signes d'Alzheimer. Répète de nombreuses conversations aux 45 minutes, mots pour mots. Rappelle pour qu'on lui mentionne son rendez-vous, une heure avant le rendez-vous. Puis quand on l'appelle, confirme qu'elle l'avait oublié. Ne trouve pas une manière de se rappeler de sa nouvelle adresse. Affirme des choses qu'il faille contredire tout de suite.
"OUI!"
"Non, intervient le beau-père, c'est nous qui l'avons fait installer"
"Avez vous la lampe du plafond pour la cuisine ?"
"NON!"
"Oui, intervient le beau-père, tu l'as payée, elle est dans sa boite dans la chambre". Il va la chercher, l'apporte. Nous la montre.
Et ainsi de suite. Il faut la surveiller de près. Déjà qu'il faille lui parler de très près, et pas dans des endroits bruyants, elle est sourde à 85%. (et le beau-père, à 30%, c'est dire les difficultés de communications).
Cette dame dont nous avons visité l'appartement n'est plus complètement autonome. À l'aube de ses 80 ans.
Combattre qui ? quoi? la maladie mentale ? les armes à feu ?Il a pointé un coupable. Un groupe coupable. Comme toujours, de manière erronée. Le tireur a été identifié comme un républicain qui avait sa carte de membre.
Entre une personne âgée fantastiquement égarée en public, et un homme qui brandit le poing promettant résistance face aux épreuves, la très grande majorité penchera une certaine vigueur post- 11septembrienne.
Donald J. Trump est redevenu président, samedi dernier. En 2025. À moins de nouveaux grands coups d'éclats.
Inutile de dire que la garde rapprochée de tous les politiciens d'Amérique (et d'ailleurs) a repensé stratégies de vigilance. Trump a toutes les raisons de rester caché assez longuement. De même prendre de longues vacances. Le temps que le mythe gonfle.
Et Joe, qui confirme de présences en présences qu'il est dans un état confus...
Depuis la pandémie, depuis Trump, les fragilités de toutes sortes sont partout et dures à vivre.
Biden a bien dit que personne ne lui disait qu'il allait perdre, alors il ne se retirera pas.
Il est temps qu'on lui dise maintenant.
Depuis samedi, à moins que Kamala ou quelqu'un d'autre ne le remplace d'ici 2025.
Il va perdre.
Un seul des deux candidats a exigé plus de violence. L'autre a plutôt indiqué qu'en politique, il n'y a pas de place pour la violence contre personne et contraire à tout ce que nous sommes.
Cette fois, il n'était pas égaré. Quelqu'un l'a entendu ? Quelqu'un entendra l'autre. J'en ai bien peur.