30 août 2008 : ACTION MONDIALE CONTRE LES DISPARITIONS FORCÉES

Publié le 29 août 2008 par Tanjaawi

 Coalition internationale contre les disparitions forcées (ICAED)

28 août 2008 - Ce samedi 30 août marquera le 25ème anniversaire de la journée internationale contre les disparitions forcées. Ce jour-là les organisations de droits de l’Homme et les familles des disparus du monde entier appellent les chefs d’Etats à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
28 août 2008 / presseafricaine.info/

Les disparitions ont lieu depuis la fin des années soixante-dix et continuent de se produire encore aujourd’hui. Ce qui a commencé comme un phénomène latino-américain s’est vite répandu aux autres continents. Chaque année le 30 août les familles des disparus de tous les continents commémorent ceux qui ont été emmenés de force et ont disparu.
Mary Aileen Bacalso, la secrétaire générale de la Fédération Asiatique contre les disparitions involontaires (AFAD), note « le 30 août est très important pour les familles des disparus. C’est le jour où, collectivement, elles mettent à l’honneur leur mémoire.  C’est une manière d’insister sur leur présence spirituelle et morale, malgré leur absence physique... ».
Des évènements sont organisés dans plus de vingt pays pour rendre hommage aux disparus et pour faire campagne pour la nouvelle convention sur les disparitions forcées. Parmi ces pays figurent le Sri Lanka, la Thaïlande, les Philippines, le Nigeria, le Maroc, la Biélorussie, la France, l’Indonésie, les Pays-bas, l’Uruguay, le Chili, l’Argentine, et l’Espagne.
En Iraq, les familles de toutes les régions se réunissent à Bagdad pour témoigner de ce qui est arrivé à leurs proches.  Des personnalités politiques seront invitées à initier le processus de ratification de la convention contre les disparitions forcées.
Bacalso: « le 30 août c’est aussi l’occasion pour les familles d’appeler leurs gouvernements à signer et à ratifier la convention. La convention est très importante pour les proches parents des disparus, spécialement dans les pays d’Asie où les cas du passé restent non résolu et continuent d’avoir lieu ».
L’appel à signer et à ratifier la convention sur les disparitions forcées est relayé par de nombreuses organisations de familles de disparus et d’ONG de droits de l’homme qui ont récemment uni leurs campagnes pour cette convention au sein de la coalition internationale contre les disparitions forcées (ICAED). Ce 30 août l’ICAED lance un appel par lettre à tous les chefs d’Etats avec une publication de photos sur les disparitions (ci-joint). La lettre appelle les gouvernements à ratifier la convention. La publication Existence niée, illustre l’échelle mondiale et les effets des disparitions forcées.
Dave Hardy, le chargé de coordination de l’ ICAED, déclare: « cette convention  peut devenir un outil effectif pour la communauté internationale pour éradiquer les disparitions forcées. Une ratification universelle délivrerait également le message politique que cette pratique ne sera désormais plus tolérée ».
La convention ordonne des mesures fondamentales pour prévenir, enquêter, et sanctionner les disparitions. Elle crée deux nouveaux droits de l’homme, le droit à ne pas être soumis à la disparition forcée, et le droits des proches des disparus à savoir la vérité.
Pour plus d’information sur la campagne de l’ICAED et sur la convention sur les disparitions forcées :  www.icaed.org

ICAED est formée de organisation de familles de disparu et organisation non gouvernementale et indépendante qui s’intéresse aux droits de l’homme et à la lutte contre les disparitions forcées. L’objectif principal de la Coalition est de maximiser l’impact des activités menées par ses membres en faveur d’une ratification rapide et d’une mise en oeuvre effective de la Convention.
Aim for human rights – Netherlands, Amnesty International, Asian Federation Against Involuntary Disappearances (AFAD), Civil Initiative We Remember Foundation – Belarus, Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA) – Algeria, Euro-Med Federation Against Enforced Disappearances (FEMED), Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Fédération Internationale de l’ACAT (FIACAT), Federación Latinoamericana de Asociaciones de Familiares de Detenidos-Desaparecidos  (FEDEFAM) Human Rights Watch (HRW), International Commission of Jurists (ICJ), Russian Justice Initiative – Russia, Liga Guatemalteca de Higiene Mental – Guatemala, TRIAL (Track Impunity Always – association suisse contre l’impunité – Switzerland, Breaking the Walls of Silence – Namibia, AFAPREDESA - Western Sahara, Asociacíon Derechos Humanos Económicos, Sociales y Culturales en Guatemala (DESCGUA) – Guatemala, Disarmament and Non-Violence – Georgia, Lawyers for Human Rights- South Africa, National Society for Human Rights (NSHR) – Namibia, Colegio de Abogados - Peru, Association of Family Members of Disappeared - Sri Lanka, Asociación Pro-Búsqueda de Niñas y Niños Desaparecidos de El Salvador - El Salvador, Coordinadora Nacional de Derechos Humanos – Peru, Asociacion de Detenidos-Desaparecidos, Ejecuciones Extrajudiciales y Torturados de Huancayo-Junin-Peru – Peru, Families of Victims of Involuntary Disappearance (FIND) – Philippines, Organisation Marocaine Des Droits HUMAINS – Morocco, Al-Ata’a for Human Rights Support – Iraq, Qatari Panituri – Peru, Institute for Community Policing – Nigeria, Association de Parents et Amis de Disparus au Maroc – Morocco, Comité de coordination des Familiies des Disparus au Maroc, Morocco, Asociacion por la recuperacion de la memoria historica de Catalunya (ARMHC) - Spain