Sans doute ne m’étais-je pas élucidé! A quoi bon revivre cette tranche de vie? Je me souviens de tout mais impossible de retrouver son prénom. Il y à cinq ans je pouvais l’écrire en pissant sur le sable à Lacanau au clair de lune mais ce soir en buvant de la bière chaude dans un bouge du 14 ème, j’ai la tête dans le sac.Je me souviens de tout «-Tu peux me secouer, chuis pas en sucre! » « -Tu veux que je me tourne? » 4 jours à Paris, je signe! 4 nuits surtout et la longue errance juste après. Impossible de me souvenir de son prénom. 3 heures du mat, faut que je dorme. Je me souviens de toutes. J’ai repassé tous les prénoms de ces vies où je m‘en suis payé une tranche, ce départ de fuyard de tous ceux que j’avais encorné en Aquitaine, cette arrivée de Rastignac à Paris, ce retour au charbon dans les alcôves avec une attractivité à la baisse — 10 bons points/une image, tu parles— ! La créativité qu’il fallait désormais pour soulever un jupon! Malgré cette agitation je ne m’étais toujours pas élucidé et je cherche encore comment elle s’appelle. Elle s’appelait plutôt! J’ignore où « ils » l’ont enterréPourtant elle est toujours là, quelque part je le sens. Je la connais bien. Chuis sûr qu’elle est à poils sous son linceul. Quand je vais l’accrocher, ce serait bien que je sache la nommerLin seul—Mémoires d’un crevard—Les Buttes Chaumont Novembre 2024Crédit photo: Pascale Bellecour
Sans doute ne m’étais-je pas élucidé! A quoi bon revivre cette tranche de vie? Je me souviens de tout mais impossible de retrouver son prénom. Il y à cinq ans je pouvais l’écrire en pissant sur le sable à Lacanau au clair de lune mais ce soir en buvant de la bière chaude dans un bouge du 14 ème, j’ai la tête dans le sac.Je me souviens de tout «-Tu peux me secouer, chuis pas en sucre! » « -Tu veux que je me tourne? » 4 jours à Paris, je signe! 4 nuits surtout et la longue errance juste après. Impossible de me souvenir de son prénom. 3 heures du mat, faut que je dorme. Je me souviens de toutes. J’ai repassé tous les prénoms de ces vies où je m‘en suis payé une tranche, ce départ de fuyard de tous ceux que j’avais encorné en Aquitaine, cette arrivée de Rastignac à Paris, ce retour au charbon dans les alcôves avec une attractivité à la baisse — 10 bons points/une image, tu parles— ! La créativité qu’il fallait désormais pour soulever un jupon! Malgré cette agitation je ne m’étais toujours pas élucidé et je cherche encore comment elle s’appelle. Elle s’appelait plutôt! J’ignore où « ils » l’ont enterréPourtant elle est toujours là, quelque part je le sens. Je la connais bien. Chuis sûr qu’elle est à poils sous son linceul. Quand je vais l’accrocher, ce serait bien que je sache la nommerLin seul—Mémoires d’un crevard—Les Buttes Chaumont Novembre 2024Crédit photo: Pascale Bellecour