« On ne naît pas femme on le devient »
Femme!
Une entité dissociée, autant que faire se peut, de la sexualité et de la maternité. Un être genré dont la féminité n’est pas reliée à la procréation ni au plaisir d’une ou d’un autre humain. Curieuse d’un alter ego complémentaire, intermittent, disponible, fiable, elle même indépendante de ses propres désirs. Elle est concomitance, jamais causalité
Elle existe, je l’ai rencontré.
Elle étaient mère, elle avait connu la violence d’un homme et la sexualité rituelle consentie dans l'épaisseur du trait qui sépare le viol conjugal ainsi défini par la chose subit sans avoir encore acquis la conscience des étapes qui l’ont faite ainsi, ici et maintenant. Autonome en carrière, salaire et patrimoine capable de refus autant que d’acceptation à la condition de faire partie d’un dispositif qui lui convienne à taux acceptable. Un groupe d’ami.e.s, un partenaire.s fidèle mais jamais exclusif.
Personne n’appartient à personne!
Extérieurement, elle possède les caractères féminins sexuels secondaires (CFSS) sans tendance à la prédation, jamais soumise aux dictacts de la beauté normée dans le respect à minima d’une pilosité discrète. On ne demande plus aux amazones de sacrifier un sein pour la pratique du tir à l’arc, on ne va pas exiger le poils aux pattes. D’ailleurs, d’elle on exige rien! On résiste par dignité, on accepte par raison. Par loyauté envers le camp du patriarcat, elle use d’un pourcentage d’épiderme découvert supportable pour un homme à la testostérone maîtrisée. La cosmétique, l’ostentation des appâts, la tricherie vestimentaire, ne sont finalement que des codes de soumission inversés. Ces artifices classifient et opposent prédateurs et proies dans une chaîne alimentaire désormais obsolète. Femelle, il lui serait préjudiciable d’être castratrice. Féminine, parce c’est agréable de l’être. Féministe, pourquoi faire? C’est un combat d’arrière—garde
Une Elisabeth Borne. Une Anne Nivat ou Ernaux. Une Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavarés de Vasconcelos (Lio). Sur les traces d’une Amélia Herard, d’une Frida Kahlo, d’une Thérésia Cabarus, d’une Olympe de Gouge avec toute sa tête, une Justine IPA Léclair. Toutes perdues de vue