C’est devenu obsessionnel pour l’auteure qui ne demande même pas à Nelly comment ces roses ont pu sortir de mon roman et arriver chez elle (…) cette terreur que j’éprouve face à quelques roses en bouquet (p 304). On comprend que le passé opère des résurgences. On croit que tout s’oublie mais “des rhizomes ont creusé l’inconscient collectif “(p. 320). Ces phénomènes sont d‘autant plus naturels pour Carole Martinez que sa grand-mère l’a élevée dans un monde magique (p. 321).
Née en 1966 en Moselle, Carole Martinez est devenue professeur de français après des études de lettres. Elle a enseigné en France, en Espagne et en Irlande. En 2005, elle a profité d’un congé parental pour se lancer dans l’écriture, inspirée par les contes que lui racontait sa grand-mère.
Son premier roman, Le coeur cousu (2007) situe l’action dans un village andalou imaginaire et suit les aventures de Frasquita, une couturière aux pouvoirs magiques. Ce livre reçoit de nombreux prix, dont le Prix Renaudot des lycéens et le Prix Ulysse.
En 2011, elle publie Du domaine des murmures, une histoire se déroulant au XII° siècle, qui lui vaut le Prix Goncourt des lycéens et qui fut brillamment adapté au théâtre cette année. La Terre qui penche (2015) sera lui aussi autant imprégné de réalisme que de fantastique. Après Les roses fauves, son dernier ouvrage, Dors ton sommeil de brute (2024), sera sélectionné pour plusieurs prix.
Elle est également scénariste pour le cinéma et la télévision, et écrit des pièces radiophoniques pour France Culture. Son style d’écriture, marqué par une grande sensibilité et une imagination fertile, aborde des thèmes universels tels que l’amour, la quête d’identité et les relations familiales. Bla
Les roses fauves de Carole Martinez, Gallimard, 20 août 2020
Sorti depuis en édition Poche