Lorsqu’une personne atteint un niveau de notoriété tel queJohn Lennonou n’importe quel membre desBeatles, il est habituel de s’entourer d’une équipe de sécurité hautement qualifiée. Cela permet d’établir des limites personnelles, de prendre du recul et de se protéger des dangers potentiels, qu’il s’agisse de menaces de la part de fans ou du public.
Lorsque Lennon a été assassiné le 8 décembre 1980, le monde entier est entré dans un deuil collectif. Perdre une figure de cette importance culturelle paraissait inconcevable, et des fans se sont rassemblés pour pleurer non seulement la perte d’un musicien, mais aussi celle d’une icône qui les inspirait. Pour beaucoup, la mort de Lennon n’était pas simplement celle d’une célébrité ; elle représentait la perte d’une voix légendaire.
Jusqu’à ses dernières années, Lennon était un symbole d’expression artistique et de paix, offrant réconfort et évasion à ceux accablés par les défis de la vie quotidienne. Ses idéaux avaient un effet d’entraînement, incitant les autres à imaginer un monde plus harmonieux. Cependant, sa mort provoqua un choc immense, plongeant le public dans l’incrédulité.
Au moment de son assassinat, Lennon se trouvait seulement avec sa femme,Yoko Ono, alors qu’ils approchaient de l’entrée de leur appartement à New York. Quand la nouvelle de sa mort a éclaté, outre le choc et la tristesse, une question traversait l’esprit de milliers de personnes : pourquoi n’avait-il pas de garde du corps à ses côtés ?
En 1976, Elliot Mintz, proche ami de Lennon et animateur radio, lui avait demandé s’il avait réfléchi aux dangers d’être une figure publique, à la suite de la mort de l’acteur Sal Mineo. Selon Mintz, Lennon avait des opinions très tranchées sur le sujet des gardes du corps, fondées sur sa croyance en le destin. « Si ça peut arriver à n’importe qui, pourquoi perdrais-je mon temps à m’inquiéter de ce que ça m’arrive ? » avait-il déclaré.
« Toute ma vie, j’ai eu des gars autour de moi censés me protéger », ajoutait-il. « Quand le groupe était en tournée, il y avait des centaines de policiers autour de nous. Mais si quelqu’un veut vous avoir, il vous aura. Regardez toutes les personnes qui entouraient Kennedy. Je n’ai pas besoin de gardes du corps. Je n’en veux pas. Je suis juste un chanteur de rock. » Quand on lui demanda s’il envisageait cette idée, il se moqua, qualifiant les gardes du corps de « ridicules ».
DansLives of John Lennond’Albert Goldman, il est rapporté que Lennon aurait rejeté l’idée d’engager un garde du corps car il estimait que cela mettait inutilement en danger la vie d’une autre personne. Cette pensée l’a en grande partie influencé à se tenir éloigné de cette idée. Il pensait aussi qu’un garde du corps ne pourrait pas le sauver. « On tue le garde du corps en premier », aurait-il affirmé, selon Goldman.
Qui a tué John Lennon ?
En décembre 1980, alors que Lennon et Ono rentraient chez eux, Mark David Chapman a abattu le chanteur. Selon divers témoignages, les derniers mots de Lennon avant de s’effondrer auraient été : « Je suis touché. »
Chapman, autrefois fan de Lennon, l’avait suivi pendant plusieurs jours avant le meurtre. Alors que le couple retournait à leur appartement, Chapman tira quatre balles dans le dos de Lennon, qui fut déclaré mort peu après à l’hôpital. Chapman fut condamné à 20 ans de prison pour meurtre au second degré, avec une première possibilité de libération conditionnelle en 2000.
Chapman reste cependant incarcéré, malgré plusieurs demandes de libération, en raison notamment du tumulte qu’une libération pourrait provoquer, ainsi que pour d’autres facteurs, comme sa propre sécurité et le respect des souhaits de Yoko Ono. Quant aux motivations, elles demeurent floues, Chapman ayant depuis affirmé que son unique critère était la célébrité de sa cible.
Il semblerait même que Chapman ait établi une liste de célébrités qu’il projetait de tuer, ce qui tendrait à prouver que la célébrité fut le principal mobile de son acte.