De passage au podcast de Hockey sur Demande, Rafaël Cloutier a discuté de son parcours qui l’a mené aux États-Unis avant de réaliser un rêve d’enfant.
En effet, l’attaquant de 17 ans qui évoluait à South Kent School, depuis l’an dernier, a admis qu’il ne s’agissait pas d’un hasard s’il porte les couleurs de l’Armada aujourd’hui.
« Cet été, j’ai reçu plusieurs offres pour participer à des camps d’entraînement puisque je n’avais pas été repêché et quand j’étais petit, mon rêve était de jouer pour l’Armada donc je me suis dit que j’allais aller participer à leur camp pour 48 heures pour conserver mon éligibilité (pour la NCAA) et je me suis dit que j’allais avoir du fun et voir où cela allait mener. Quand je suis parti, l’équipe a gardé mes droits.»
Or, ce que l’imposant attaquant de six pieds et trois pouces ignorait, comme nous tous, est que la NCAA allait modifier ses règles concernant l’éligibilité des joueurs canadiens et que le principal intéressé allait finalement pouvoir porter les couleurs de son équipe d’enfance tout en allant dans la NCAA un peu plus tard. Si vous avez raté la nouvelle, la NCAA permet maintenant aux joueurs de jouer dans la LCH sans perdre le droit de jouer, plus tard, dans une université américaine après leur stage junior. Ce changement de garde permet donc à Cloutier de vivre le hockey junior canadien sans nuire à ses études et c’était très important pour ses parents que l’école ne soit pas négligée dans le processus.
« Depuis que je suis jeune, mes parents poussent vraiment pour l’école parce qu’ils m’ont toujours dit qu’une blessure peut mettre fin à ta carrière. Avec le changement de règle je peux revenir ici pour mieux me développer puisque je joue contre des meilleurs joueurs et je peux mettre plus mon nom sur la map parce qu’il y a plus de monde qui regarde les matchs ici et quand je vais finir mes années juniors, je vais pouvoir aller à Clarkson et je vais être déjà prêt à jouer du meilleur hockey. »
En raison de son gabarit imposant, Cloutier était habitué d’avoir un avantage sur la majorité de ses adversaires aux États-Unis, mais en jouant contre des joueurs plus vieux dans la LHJMQ, il a constaté rapidement qu’il n’aurait pas la même aisance lorsqu’il ira dans les coins et le long des bandes dans le circuit Cecchini.
« C’est quand même un bon petit changement comparativement aux États-Unis. La vitesse du jeu est pas mal plus vite et le côté physique c’est aussi quelque chose que je trouvais qu’avant, je dominais vraiment et il n’y avait personne qui était capable de me bouger dans les coins. Là, j’arrive ici contre des joueurs de 20 ans et dans les coins tu vois que les joueurs sont pas mal plus raides et que c’est plus tough de gagner les batailles. »
Mis à part l’adaptation au niveau physique, celui qui porte le numéro 34 chez l’Armada veut travailler sur deux choses pour le reste de la saison, soient la constance et amener un meilleur apport offensif.
« J’aimerais ça être un peu mieux offensivement. Je m’en viens bien défensivement, ce serait juste d’amener un peu plus d’offensive et essayer d’avoir de meilleures statistiques, mais je ne me donne pas vraiment d’objectif avec un nombre de points.»
Jusqu’à maintenant, Cloutier a récolté deux mentions d’aide en quatre rencontres depuis ses débuts dans la LHJMQ.
Vous pouvez visionner l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessous :
Crédit photo : Instagram Armada de Blainville-Boisbriand
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