Jamais on aurait imaginé avoir l'impression d'être dans un mauvais gala de lutte tous les jours où tout reste difficile à croire, tellement c'est grossier.
2000: Stories From the City, Stories From The Sea de PJ Harvey. Je suis fan et amoureux de l'Australienne depuis la première heure. Elle atteint le sommet de son art avec cet album selon mes goûts.
2005: I'm Wide Awake, It's Morning de Bright Eyes. Quand j'ai découvert (par hasard) Connor Oberst, j'ai découvert un frère dont je partages les sensibilités et expériences. Ses textes me parlent. Sa musique danse sur mon tempérament. Je suis grand partisan de ce petit gars du Nebraska.
2006: Fixer le Temps de Dumas. Petit gars de Victo comme moi, j'ai vite été branché sur ce qu'il offrait. On voit une parenté avec Bowie. Aérien par moments, toujours mélodique. Le mot "ensemble" est le mot le plus répété dans les paroles de ses chansons. Il sait choisir les bons mots. Et les bons sons. Tout le temps. Qu'il essaie de fixer.
2008: Vampire Weekend de Vampire Weekend. Charmantes mélodies, fameuses harmonies, croisement de ska, musique de chambre, reggae, rock du champs gauche, college pop. Parfois presque Beach Boys, parfois plus près de The Who. Oxford Comma, à elle seule, est une de mes chansons préférées à vie.
2009: Bringing Down The Horses de The Wallfowers. Second effort du band du fils de Bob Dylan et quand on a un tel nom à trainer, il est toujours plus difficile de se faire un prénom. Mais il y arrive ici avec quelque chose d'à la fois très americana et très 2009.
Vieillit bien ce style.
2011: Born To Die de Lana Del Rey. Bon oui, l'album est sorti en janvier, mais depuis l'automne on avait Video Games. Qui m'avait beaucoup plu. L'album me plaira davantage.
2012: Une Version Améliorée de la Tristesse de Peter Peter. Je ne me rappelle plus comment j'ai découvert cet artiste de chez nous, mais je ne l'ai jamais regretté. J'ai écouté cet album très longtemps et ai même acheté son premier avant celui-là. On achetait encore des CD alors. Belle sensibilité. Très chez nous. Pop le fun.
2013: Dommage Que Tu Sois Pris d'Avec Pas d'Casque. Non je n'étais pas nécessairement parti sur une lancée Québécoise, la grande majorité de ce que j'écoutais était anglophone. Stéphane Lafleur, j'ai tous ses films. Qui me parlent directement. Ces albums sont aussi bien écrits que ses films le sont. Chaque ligne me donne envie d'écrire une chronique. Si c'est pas être inspiré de quelqu'un ça...Stéphane, au privé, serait un ami.
2016: En Cavale de Pomme. Que ce soit Pomme la chanteuse, Pomme la plume, Pomme l'actrice, Pomme la femme, elle me plait énormément. À son âge (20 ans alors) elle était capable de très beaux textes. L'est toujours. Installée au Québec depuis. Très agréable. Avec les autres aussi.
2017: The Ooz de King Krule. En 2016, j'achètes mon tout dernier CD. Cet album de ce jeune zoo kid roux de Southwark, Londres, sera mon premier téléchargé sur un téléphone. Du Costa Rica en plus. Et comme j'adore, l'expérience dans la nuit noire du portique de l'hôtel, est magique. Cet album, punk jazz, hip hop, darkwave, trip-hop, post punk restera longtemps sur mon téléphone.
2019: The Ballad of The Runaway Girl d'Ellisapie. Je suis irlandais de mon père, mais autochtone de ma mère. Atikamekw. Ellisapie me bouleverse avec son album cette année là. Dès le premier morceau, j'étais avec elle. Elle m'a même ému en voiture sur un morceau chanté en inuktitut. Touchant.
2021: Little Oblivions de Julien Baker. Quand je travaillais dans un magasin du centre ville de Montréal, en plein coeur du village gai, je m'entendais naturellement bien avec les homosexuelles de l'endroit. Pas étonnant, sexuellement, on désirait le même sexe. Julien me rejoint par son intensité. Je la retrouverai plus tard avec deux amies, et des trois elle reste ma préférée à laquelle je retourne le plus souvent.
2022: The Dream de Alt-J. Souvenirs chauds et crimes froids sont au menu pour ce trio harmonieux dont je m'en veux de ne pas avoir assisté à leur spectacle au Festival d'Été de Québec quand j'en avais la chance. Rappelant parfois Thom Yorke en solo, chaque morceau est structuré originalement et il y a une certaine élégance dans la voix des gars qui me plait beaucoup.
2023: The Record de Boygenius. Julien Baker, Lucy Dacus et Phoebe Bridgers passaient non seulement leur temps à se croiser dans les différents festivals en s'admirant mutuellement, mais les plateformes de musique ne cessaient de les recommander les unes aux autres, ils ont donc eu envie de tenter de voir si, ensemble, elles étaient capables d'aussi bien que lorsque seules. Elle gagneront la chanson de l'année aux Grammys. Et leur album est tout simplement très très agréable.
2024: Tiger's Blood de Waxahatchee. Ce timbre de voix me charme complètement. Et j'ai toujours l'impression d'entendre R.E.M. version femme. Même type d'americana folk, jangle pop. Très charmant et pas du tout ennuyant. Spotify ne devrait jamais me dire qu'elle jouera en spectacle près de chez moi. Les États-Unis, ce n'est pas si près de chez moi.
Et de toute manière, ce sont officiellement des ennemis promis pour au moins 4 ans.