J’avais découvert et adoré The Antlers avec Familiars il y a déjà 10 ans. Puis, j’avais poursuivis ma découverte du groupe américain avec leurs deux précédents albums, Burst Apart et, souvent mentionné comme leur chef-d’œuvre et donc le meilleur, Hospice.
Personnellement, je reste sur Burst Apart et Familiars, et même le suivant, Green To Gold. Car Hospice est un album à la fois complexe et difficile. Complexe à appréhender, difficile dans sa thématique, les dix chansons racontant littéralement l’histoire d’une femme malade, hospitalisée, en convalescence.
En 2019, pour les dix ans de la sortie de l’album culte, le trio d’alors avait joué l’intégralité de l’album lors de deux concerts consécutifs à Chicago. Évidemment, les sonorités live nous éloignent logiquement de la version studio des chansons. Cependant, d’autres éléments diffèrent, les instruments étant volontairement moins nombreux et plus discrets et surtout intimistes : la batterie se voit réduite volontairement à une caisse claire, et deux guitares accompagnent, une électrique et une acoustique.
Le rendu est étonnant, certaines chansons, pourtant dépouillées, se voient magnifiées. Il est toujours délicat de jouer tout un album, dans l’ordre, sans lasser parce qu’aucune surprise ne serait au rendez-vous. Mais The Antlers, et le chanteur Peter Silberman en particulier, ne sont pas devenus l’un de mes groupes fétiches par hasard.
(in Heepro Music, le 19/02/2025)
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