Au rez-de-chaussée, le magnifique volume en pierre blanche (70 m de long sous 6 m de voûte) resté sans cloison est éclairé par de grandes baies en ogive à l’est et des halogènes encastrés au pied des colonnes. C’est là que se tiendront les grands colloques et expositions. Et c’est là aussi que Benoît XVI prendra la parole le vendredi 12 septembre devant 650 personnalités du monde de la culture et de la recherche. Le premier étage, sans intérêt architectural particulier, a été aménagé en bureaux fonctionnels et petites salles de cours. Au second étage, deux confortables auditoriums de 250 et 150 places ont été installés sous la charpente médiévale restituée. En outre, une vaste sacristie du XIVe siècle, vestige d’une église détruite, accueillera également des expositions. Quant à l’extérieur, un jardinet a été créé au sud et des douves tapissées de lierre permettent à la bibliothèque, construite sous le parvis, d’être éclairée par la lumière naturelle.
La programmation des prochains mois propose expositions, concerts, projections de films, afin de «déployer l’homme dans toutes ses dimensions spirituelles, sensibles et intellectuelles», précise Vincent Aucante, directeur culturel des Bernardins. Ce lieu servira également de formation. Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, est directeur du collège. C’est dans l’ancien cellier, désormais divisé en salles de cours cloisonnées par des panneaux de bois et de verre, que les enseignements de l’École Cathédrale (établissement privé d’enseignement supérieur du diocèse, jusque-là situé rue Massillon, dans le 1er arrondissement) seront dispensés aux 2 500 étudiants laïcs et séminaristes.