Un exemplaire du White Album des Beatles, offert par George Harrison et Pattie Boyd à un ami proche, a été adjugé à 10 000 livres lors d’une vente aux enchères. Numéroté 0000012, ce vinyle rare possède une provenance prestigieuse, ajoutant à sa valeur. Le marché des souvenirs liés aux Beatles est en pleine expansion, avec des collectionneurs prêts à payer des sommes importantes pour ces objets chargés d’histoire. Ce disque emblématique témoigne de l’héritage intemporel des Fab Four et de leur influence indélébile sur la musique.
Le marché des souvenirs musicaux ne cesse de surprendre par sa vitalité et par l’attachement indéfectible des collectionneurs à certaines pièces rares. Récemment, un exemplaire exceptionnel du White Album des Beatles, offert par George Harrison et sa femme Pattie Boyd à un ami proche, a trouvé preneur pour la somme de 10 000 livres sterling lors d’une vente aux enchères organisée par Tracks Auctions.
Sommaire
- Un album mythique et un numéro de série très rare
- Une provenance prestigieuse
- Un marché en pleine expansion
- Un témoignage vivant de l’héritage des Beatles
Un album mythique et un numéro de série très rare
Sorti en 1968, le White Album est une véritable légende du rock, reconnaissable à sa pochette sobre et immaculée, simplement marquée du nom du groupe en relief. L’exemplaire vendu cette semaine présente une particularité exceptionnelle : son numéro de série 0000012. Ce détail a une importance capitale pour les collectionneurs, car les exemplaires numérotés les plus bas sont les plus recherchés. Parmi les connaisseurs, on sait que les tout premiers numéros avaient été attribués directement aux membres du groupe et à leur entourage immédiat.
Une provenance prestigieuse
Cet exemplaire présentait un atout de taille : il fut personnellement offert par George Harrison et Pattie Boyd à un ami intime. Ce dernier, un ancien photographe de mode londonien, a accompagné la vente d’une lettre détaillant son amitié avec le guitariste des Beatles. Selon son récit, leur relation a démarré en 1964 lorsqu’il se trouvait chez Pattie Boyd et répondit à un appel téléphonique de George Harrison, alors en tournée aux États-Unis. De retour en Angleterre, Harrison fit sa connaissance et une amitié sincère naquit.
Au fil des années, ils se croisèrent fréquemment, que ce soit dans les restaurants et clubs branchés de Londres ou dans les résidences du musicien à Esher et Friar Park. Le photographe raconte que ce White Album à faible numéro lui avait été remis par George Harrison en toute simplicité : “Il était chez moi un jour avec Pattie, et l’album était là. Plus tard, au téléphone, je lui ai dit que je l’avais. Il m’a répondu : ‘Garde-le, il est à toi’.”
Un marché en pleine expansion
Le marché des souvenirs musicaux liés aux Beatles ne cesse de croître. Depuis plusieurs années, les vinyles de collection, les manuscrits de chansons et autres objets personnels des Fab Four s’arrachent à prix d’or. Les albums White Album numérotés sont particulièrement prisés : en 2015, l’exemplaire portant le numéro 0000001, qui appartenait à Ringo Starr, s’était vendu pour la somme vertigineuse de 790 000 dollars.
Si l’exemplaire vendu cette semaine n’a pas atteint de telles hauteurs, il témoigne néanmoins de la fascination intacte pour les Beatles et leur univers. Il rappelle aussi la valeur inestimable de certains objets lorsqu’ils sont accompagnés d’une histoire authentique et de souvenirs personnels.
Un témoignage vivant de l’héritage des Beatles
Cet album de 1968, composé de 30 titres, compte parmi les plus iconiques du groupe, avec des morceaux comme Ob-La-Di, Ob-La-Da, Blackbird et While My Guitar Gently Weeps, chanson dans laquelle George Harrison invite Eric Clapton à jouer un solo magistral. L’objet vendue cette semaine est bien plus qu’un simple disque : il incarne un pan de l’histoire de la musique, un lien direct avec l’un des groupes les plus influents de tous les temps.
Cette vente illustre une nouvelle fois l’intérêt sans cesse renouvelé pour les Beatles et leurs artefacts. Entre nostalgie et investissement, les collectionneurs ne cessent de démontrer que la magie des Fab Four est, décennie après décennie, loin de s’éteindre.