On peut venir ici pour toutes les occasions, déjeuner en toute simplicité, organiser un repas d'affaires, dîner en amoureux en partageant la formule langouste. Quoiqu'il en soit vous serez confortablement installés dans un fauteuil ou sur une banquette en cuir. On vous apportera les couverts (en argent) adaptés à vos plats, posés sur une serviette pliées, monogrammée comme la nappe du M de Mollard, qui est le nom des fondateurs, un couple de savoyards, en 1867. Le ballet des serveurs est un spectacle en soi, tout de noir vêtus, avec long tablier blanc, plateau ovale sur l'épaule.
Rien d'étonnant à ce qu'il voue un véritable passion aux lieux. Il aime voir la couleur des sauces le matin. Il a l'oeil à tout. Il flambe lui-même ses crêpes lorsqu'il en désire comme desserts. Il est attentif au personnel comme aux clients. La preuve : il a diligenté les services de clients-mystères pendant 5 ans et même s'il pensait veiller à tout il y a eu, reconnait-il, un avant et un après. L'opération s'est concrétisée par une charte qualité de 63 points. Etant toujours animé d'un souhait d'amélioration il compte réitérer l'expérience.
Il a fait appel à un mosaïste italien Henri Bichi qui eut l'idée d'employer les émaux de Briare parce que les desselles vénitiennes se raréfiaient. Il fera aussi une parie des mosaïques du Sacré-Coeur de Montmartre, celles du magasin Félix Potin de la rue de rennes et de la samaritaine. Son nom figure à côté de celui de Niermans sur chaque pilier.
Si, du sol au plafond, les mosaïques datent de la Belle Epoque, des salons supplémentaires ont été ajoutés en 1930. Ils n'en subsistait que quelques mosaïques vertes et or. Elles ont été restaurés à la perfection, et complétées par des miroirs si bien qu'un néophyte ne pourrait pas imaginer qu'ils ont été gravés en 2024. C'est en tout cas un artisan-artiste qui les a conçus. Ces salons offrent une superficie supplémentaire fractionnable de 130 mètres carrés.