Même à la retraite, elles aiment toujours se montrer

Publié le 08 juin 2007 par Olivier Roumieux

Chaude actualité pour le fétichiste de vieilles machines avec l'ouverture au début de ce mois et jusqu'en octobre du musée de l'histoire de l'informatique professionnelle. Ce musée rassemble une collection d'une centaine d'objets et de documents, organisés selon 16 tableaux thématiques et chronologiques. On sait également que le musée se consacre à la période 1940-1990 mais malheureusement le site est assez avare de détails sur les babasses à mater.

Les plus curieux jetteront leur dévolu sur la rubrique dédiée aux journalistes et pourront découvrir plusieurs collections de photographies, dont certaines représentant les objets exposés (grands systèmes, portables, PC, logiciels...).

ma fiche de paie !

Petit plus Web 3.0, une série de vidéos présente différents objets comme les disques durs de mainframe ou encore un ZX-80 (Whouaoo). Ne pas rater deux séquence sonores fort mélodieuses à nos oreilles de presque quarantenaires : le massacre d'un clavier pendant l'extermination des aliens cachetonnant pour Space Invaders et le chant d'une imprimante matricielle (ma fiche de paie... elle est toute déchirée !).
Dans l'ensemble, le site se veut aujourd'hui plus promotionnel que patrimonial. La transformation de l'exposition en musée permanent (c'est apparemment le souhait de son fondateur) sera peut-être l'occasion de développer sérieusement son pendant virtuel.
L'exposition est à l'initiative de l'association Antémémoire et plus particulièrement de Philippe Nieuwbourg, que l'on imagine passionné par l'histoire des technologies de l'information et qui donc se délectera lorsqu'il découvrira legrenier ! Elle se déroule sur le toit de la Grande Arche, juste à côté du CNIT, une bonbonnière qui rappellera de nombreux souvenirs aux visiteurs du Sicob, pendant les années quatre-vingt. Entre les commerciaux en costume gris (IBM fashion oblige) se faufilaient des groupes de minots – dont je faisais partie – avec pour objectif de jouer gratos au maximum de nouveaux jeux en Basic ou, mieux, en Assembleur.
Ne ratez donc pas l'occasion cet été de (re)découvrir les charmes de ces antiques machines qui, même si elles n'exercent plus, continuent d'en fasciner plus d'un (costume gris).
http://www.antememoire.org
Crédit illustration : Philippe Nieuwbourg