le mois de mai comme une respiration
après le noir le vent marin courbe les échines herbeuses
des petits soldats bien rangés.
Le poids qui empêche de respirer vole en éclats
à l’aplomb minéral une rivière coule au sous-sol
tout près du passé géologique lorsque tu n’étais
qu’un enfant qu’un rien amusait parce que les coquelicots
ou les trognons de pomme rouge valent mieux
que tous les renoncements.