Un vent nouveau sur l’héritage des Beatles : Joseph Quinn dans la peau de George Harrison

Publié le 11 avril 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

Le monde du cinéma et de la musique vient de recevoir une nouvelle qui suscite déjà l’enthousiasme : quatre biopics consacrés aux Beatles, réalisés par Sir Sam Mendes, sortiront en avril 2028. Cette saga sans précédent, produite par Sony Pictures, promet un voyage approfondi au cœur de la formation du groupe, de son évolution fulgurante et de son héritage encore vibrant aujourd’hui. Au centre de l’attention, on retrouve Joseph Quinn, l’acteur britannique révélé par la série à succès Stranger Things, qui incarnera George Harrison. Malgré ses racines sud-londoniennes, Joseph Quinn entretient un lien singulier avec Liverpool, ville natale des Beatles, en raison de ses attaches familiales. Ce passionné de football, supporter de Liverpool FC, se dit très proche de la culture scouse et aura pour mission de représenter l’un des musiciens les plus influents de sa génération.

Sommaire

  • Une histoire qui fascine toujours
  • L’empreinte de Sir Sam Mendes
  • Joseph Quinn : un choix audacieux et prometteur
  • Un lien particulier avec Liverpool
  • Un casting international pour retracer l’épopée Beatles
  • Le rôle clé de la famille Beatles et d’Apple Corps Ltd
  • Enjeux culturels et artistiques d’une telle saga
  • Un tournage placé sous le signe de la nostalgie et de l’innovation
  • La dynamique du groupe et le parcours personnel de chaque Beatle
  • L’enthousiasme du public et l’attente autour de ces films
  • Perspectives autour des Beatles et de leur héritage
  • Un projet à suivre de près
  • Un dernier regard sur l’aventure à venir

Une histoire qui fascine toujours

La fascination pour les Beatles se poursuit bien au-delà de leur séparation et de la disparition de deux de ses membres. Formé en 1960, le légendaire quatuor de Liverpool est considéré comme le groupe qui a révolutionné la musique pop et rock. En près d’une décennie d’activité, les Beatles ont connu une ascension fulgurante, marqué les esprits avec une créativité hors du commun et offert des albums devenus cultes. Leur répertoire cumule 18 titres classés numéro un au Royaume-Uni et 16 albums ayant atteint la première place des ventes, ce qui illustre la puissance de leur influence.

L’intérêt pour leur trajectoire ne s’est jamais démenti. Les nombreuses productions consacrées aux Fab Four, qu’il s’agisse de documentaires, de livres ou de comédies musicales, trouvent toujours un public curieux de découvrir la genèse de la Beatlemania ou d’approfondir sa connaissance d’un groupe qui a bouleversé les codes de la pop. Les quatre films annoncés par Sir Sam Mendes se présenteront comme une « expérience théâtrale binge-able », autrement dit un ensemble d’œuvres pensées pour être vues successivement, à l’image d’une série.

L’empreinte de Sir Sam Mendes

Sir Sam Mendes n’a jamais caché son intérêt pour l’univers des Beatles. Réalisateur oscarisé pour American Beauty et metteur en scène de renom (il a notamment signé la mise en scène de grands succès sur les planches du théâtre britannique), Mendes est un amoureux de la culture pop anglaise. Il s’était déjà essayé à la représentation de l’Angleterre populaire dans des films comme 1917 ou encore dans certains volets de la saga James Bond comme Skyfall et Spectre, où il s’attachait à offrir un regard nouveau sur les icônes britanniques.

Dans ce nouveau projet, Sam Mendes a reçu l’aval des héritiers des Beatles. Apple Corps Ltd, l’entité gérant le patrimoine du groupe, ainsi que Paul McCartney et Ringo Starr, toujours vivants, ont accordé pour la première fois les pleins droits pour une fiction relatant la vie et l’œuvre des Beatles. De nombreuses tentatives de films biographiques avaient déjà vu le jour, à l’image de Nowhere Boy – retraçant la jeunesse de John Lennon – ou encore des fictions plus ou moins inspirées par des passages de la carrière du groupe. Pourtant, aucune n’avait obtenu l’autorisation intégrale d’utiliser l’ensemble du répertoire musical et de relater la totalité des parcours individuels.

Joseph Quinn : un choix audacieux et prometteur

La présence de Joseph Quinn dans ce projet a créé une onde d’enthousiasme parmi les cinéphiles. Le comédien, remarqué pour son rôle d’Eddie Munson dans la saison quatre de Stranger Things, est né à Londres et a suivi une formation dans une école de théâtre réputée. Son talent n’était certes pas inconnu avant la série de Netflix, mais l’ampleur du succès planétaire de cette production lui a permis de gagner ses galons auprès du grand public.

On aurait pu s’attendre à ce qu’un acteur plus expérimenté ou spécialement sélectionné pour sa ressemblance physique endosse le rôle de George Harrison. Pourtant, la jeunesse et l’énergie de Joseph Quinn représentent un clin d’œil à la spontanéité dont les Beatles faisaient preuve à leurs débuts. Le défi est de taille : interpréter l’un des membres les plus spirituels du groupe, guitariste de talent et compositeur de morceaux majeurs comme While My Guitar Gently Weeps ou Something. George Harrison était reconnu pour sa discrétion relative au sein du groupe, mais il a su imposer une patte musicale singulière, inspirée de ses voyages et de ses rencontres, notamment avec la culture indienne.

Selon les déclarations officielles, Joseph Quinn se dit prêt à travailler son accent pour faire honneur à Harrison, tout en y intégrant ses propres intonations scouses héritées de sa mère. L’acteur confiait, lors d’un entretien, que son entourage liverpoolien était particulièrement intraitable quand il s’agissait d’évaluer la justesse de son accent local. Cette exigence le pousse à redoubler d’efforts pour atteindre la meilleure crédibilité possible, une étape cruciale dans l’interprétation d’un membre des Beatles, groupe intimement lié à sa ville d’origine.

Un lien particulier avec Liverpool

Bien que Joseph Quinn ait vu le jour dans le sud de Londres, la famille de sa mère est originaire de Liverpool. Il racontait avoir passé une partie de son enfance à West Derby, un quartier résidentiel situé non loin du célèbre stade d’Anfield. Cette sensibilité au charme de la ville se retrouve dans ses souvenirs personnels : les moments partagés avec son grand-père, fervent supporter d’Everton, qui portait une casquette pour ne pas être reconnu lorsqu’il l’accompagnait à Anfield, ou encore ses haltes dans certains pubs emblématiques comme le Sefton Arms.

Pour un acteur appelé à incarner un Beatle, ce rapport presque intime avec la ville peut représenter un atout non négligeable. Il connaît les traditions footballistiques du Merseyside, l’atmosphère chaleureuse d’un jour de match et la passion musicale qui règne encore dans chaque coin de rue. Nombre de touristes se rendent chaque année à Liverpool pour découvrir le Cavern Club ou pour arpenter Penny Lane, lieux désormais mythiques associés au quatuor.

Un casting international pour retracer l’épopée Beatles

Dans ces biopics, Joseph Quinn donnera la réplique à d’autres acteurs talentueux. L’Irlandais Barry Keoghan, qui s’était fait remarquer dans Dunkerque et The Killing of a Sacred Deer, prendra le rôle de Ringo Starr. La spontanéité et la fantaisie de Ringo, réputé pour son sens de l’humour et sa discrète solidité rythmique, constitueront un terrain de jeu intéressant pour Keoghan, souvent loué pour la finesse de son jeu d’acteur.

Paul Mescal, autre acteur irlandais, incarnera quant à lui Paul McCartney. Mescal, révélé par la série Normal People, s’est illustré dans Aftersun et poursuit désormais sa carrière avec des projets de plus grande envergure, notamment Gladiator II sous la direction de Ridley Scott. Assumer le rôle de Paul McCartney, cofondateur du groupe et compositeur prolifique, requerra un mélange complexe de charisme, de créativité et d’humilité.

Enfin, Harris Dickinson, comédien britannique encore peu connu du grand public mais ayant déjà fait preuve d’une remarquable polyvalence, prêtera ses traits à John Lennon. Rendre justice à la personnalité hors du commun de Lennon, entre son humour caustique et sa poésie engagée, sera un défi majeur. On se souvient que certaines interprétations passées de Lennon, comme celle d’Aaron Taylor-Johnson dans Nowhere Boy, avaient été saluées pour leur justesse. Harris Dickinson devra dépasser les simples clichés pour incarner, non seulement le côté rebelle du chanteur, mais aussi son évolution profonde au fil des années.

Le rôle clé de la famille Beatles et d’Apple Corps Ltd

Le soutien de Paul McCartney, de Ringo Starr, ainsi que des proches de John Lennon et de George Harrison, représente une approbation cruciale. Il est de notoriété publique que les Beatles ont toujours cherché à contrôler la représentation de leur image pour éviter la commercialisation abusive ou la trahison de leur histoire. Le fait qu’Apple Corps Ltd ait accepté de céder les droits pour l’intégralité du catalogue musical signifie que la production pourra inclure les chansons cultes, mais aussi les morceaux moins connus.

Cet accord exceptionnel annonce la possibilité d’une immersion totale dans l’univers Beatles. Les fans ne manqueront pas d’attendre avec impatience la reconstitution de l’ambiance d’Abbey Road, le déroulement des sessions d’enregistrement, la romance entre John et Yoko, l’influence de la culture orientale sur George Harrison ou encore l’ébullition créative de McCartney dans les dernières années du groupe.

Enjeux culturels et artistiques d’une telle saga

L’initiative de Sir Sam Mendes s’inscrit dans un contexte où le cinéma, en particulier les plateformes de streaming, se tourne de plus en plus vers des histoires épisodiques. Cette multiplication d’œuvres centrées sur un même sujet, sous forme de miniséries ou de longs métrages successifs, répond à l’appétit grandissant du public pour les formats au long cours. Ici, Mendes ambitionne de renouer avec l’expérience collective de la salle de cinéma, tout en proposant une histoire à suivre sur plusieurs volets.

Au-delà de l’aspect purement divertissant, ces biopics ont le potentiel de questionner l’héritage des Beatles dans la société contemporaine. Comment un groupe de quatre garçons de Liverpool a-t-il pu façonner la culture populaire à ce point ? De quelle façon leur héritage continue-t-il de se transmettre, que ce soit à travers des hommages, des commémorations ou l’utilisation massive de leurs morceaux dans des publicités, des films ou des séries ? Les Beatles restent des icônes nationales pour l’Angleterre, au même titre que Shakespeare ou le football, et leur histoire se confond bien souvent avec celle d’une époque marquée par l’optimisme des années 1960 et les mouvements de contre-culture.

Un tournage placé sous le signe de la nostalgie et de l’innovation

Le tournage de ces biopics n’a pas encore débuté officiellement, mais des repérages auraient déjà eu lieu à Liverpool et dans les environs de Londres. Dans l’esprit de Sam Mendes, l’idée est de recréer fidèlement l’ambiance des années 1960 : les clubs enfumés, la ferveur de la jeunesse en plein Swinging London, la silhouette des bus à impériale, sans oublier le studio d’enregistrement mythique d’Abbey Road. Une attention particulière sera probablement portée aux vêtements et aux coiffures qui ont tant fait parler à l’époque, de même qu’aux instruments d’époque utilisés par les Beatles.

Malgré la volonté de rester au plus près de la réalité historique, Mendes et son équipe souhaitent éviter de se restreindre à une simple reconstitution. Le réalisateur entend explorer l’intériorité des personnages, leurs relations parfois tendues et les tensions créatives qui ont nourri l’évolution artistique du groupe. Joseph Quinn, pour incarner au mieux la quête spirituelle de George Harrison, devra sans doute puiser dans l’héritage de la musique indienne, des séjours en Inde avec le Maharishi Mahesh Yogi et des amitiés cultes que le guitariste avait nouées au fil des ans.

La dynamique du groupe et le parcours personnel de chaque Beatle

Un biopic unique ne pouvait sans doute pas rendre compte de la complexité des trajectoires individuelles de John, Paul, George et Ringo. Leur cohésion reposait sur des tempéraments très différents, qui ont donné naissance à un répertoire incroyablement riche et varié. En déployant quatre films distincts, Sir Sam Mendes offre la possibilité de plonger dans les points de vue de chacun, de comprendre les affinités musicales, les divergences, les frustrations.

Pour beaucoup, George Harrison reste le Beatle qui a su apporter une dimension spirituelle, une curiosité pour d’autres traditions et un son de guitare reconnaissable dès les premières notes. Son évolution a été déterminante dans l’identité sonore du groupe, ne serait-ce que par l’introduction de la sitar dans des morceaux comme Norwegian Wood (This Bird Has Flown). En marge du duo créatif Lennon-McCartney, Harrison a fini par s’affirmer comme un compositeur majeur, dont les titres ont marqué un tournant dans les albums de la fin des années 1960.

L’enthousiasme du public et l’attente autour de ces films

Les amateurs de musique ne sont pas les seuls à s’impatienter : l’idée de redécouvrir la vie des Beatles à travers un regard nouveau attire également les cinéphiles, qui voient dans ce projet l’opportunité d’un grand spectacle. La présence d’acteurs talentueux, encore peu usés par des rôles trop stéréotypés, suscite l’espoir d’une incarnation rafraîchissante de ces légendes.

Joseph Quinn, de son côté, a déclaré que c’était un honneur de contribuer à un projet aussi ambitieux. Il se sent d’autant plus investi qu’il partage une affection sincère pour Liverpool, où il se rend régulièrement pour voir sa famille. Son attachement à la ville et à la culture scouse pourrait être un atout pour coller à la personnalité de George Harrison, même si Liverpool et lui ont entretenu une relation un peu moins fusionnelle que Lennon ou McCartney, nés sur place et marqués par chaque recoin de la cité portuaire.

Perspectives autour des Beatles et de leur héritage

Les Beatles continuent d’exercer une influence considérable dans le paysage musical mondial. Chaque génération semble redécouvrir leur discographie et y puiser une forme d’émerveillement. Des groupes contemporains s’inspirent encore de leurs harmonies vocales, de leur audace conceptuelle ou de leur sens du marketing avant-gardiste (on pense notamment aux pochettes d’album iconiques, comme celle de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band).

Au-delà de la musique, les parcours personnels de John, Paul, George et Ringo intéressent toujours autant. Les débats sur la contribution de chacun à telle chanson, sur l’influence de l’un ou de l’autre dans la rupture finale, ou encore sur la signification réelle de morceaux symboliques comme Let It Be, demeurent passionnés. Les rééditions d’albums et la diffusion d’archives inédites continuent d’alimenter cet enthousiasme, comme on a pu le voir récemment avec le documentaire The Beatles: Get Back réalisé par Peter Jackson.

Avec la sortie des biopics, la mémoire collective des Beatles bénéficiera sans doute d’une nouvelle impulsion. Les fans de la première heure auront l’occasion de revivre l’épopée du groupe, tandis que les plus jeunes découvriront peut-être pour la première fois la passion qui entoura John, Paul, George et Ringo dans les années 1960.

Un projet à suivre de près

Il reste bien des mystères autour de la production des quatre films annoncés par Sir Sam Mendes. Le budget, la forme définitive de la narration et la possibilité de voir les acteurs chanter eux-mêmes ou se reposer sur des enregistrements originaux sont autant de questions qui n’ont pas encore trouvé de réponse officielle. Les rumeurs laissent entendre que l’équipe aurait déjà mis la main sur de rares bandes de répétition et qu’elle pourrait s’en servir pour recréer le climat musical unique de l’époque.

Joseph Quinn, Barry Keoghan, Paul Mescal et Harris Dickinson se préparent à porter cette légende sur leurs épaules. Les premières réactions de la presse internationale sont encourageantes : la fraîcheur de ce casting, renforcée par la réputation prestigieuse de Sam Mendes, constitue une alliance prometteuse. Les héritiers des Beatles ont confié qu’ils suivaient avec attention la progression du projet, conscients que la popularité de cette saga pourra contribuer à faire découvrir ou redécouvrir la musique des Fab Four.

Au sein de Liverpool, l’excitation est palpable. Les rumeurs courent que certaines scènes-clés pourraient être tournées dans des lieux emblématiques comme le Cavern Club, Mathew Street ou encore des rues résonnant d’anecdotes liées à l’adolescence de John ou Paul. La cité portuaire, qui a vu naître tant de talents musicaux, se préparerait déjà à accueillir avec bienveillance ce nouveau chapitre de l’épopée Beatles.

Un dernier regard sur l’aventure à venir

Au final, la mise en chantier de ces quatre biopics illustre la force continue de l’héritage Beatles et la capacité renouvelée du cinéma à s’en emparer. Joseph Quinn, campant un George Harrison à la fois discret et déterminé, se retrouve en première ligne pour porter un récit aussi ambitieux que passionnant. Son attachement à Liverpool, ses souvenirs familiaux, tout comme son talent confirmé à la suite de Stranger Things, alimentent l’espoir d’une performance marquante.

La ville de Liverpool, fière de sa tradition musicale, voit avec enthousiasme l’arrivée de ce projet qui honore son patrimoine. Les confessions de Joseph Quinn sur ses visites régulières, son affection pour les pubs typiques du coin et ses journées à Anfield en compagnie de son grand-père confèrent une dimension particulièrement personnelle à cette nouvelle interprétation d’un Beatle.

Le public aura l’occasion, en avril 2028, de mesurer à quel point ce casting saura restituer la magie et la complexité de quatre destins entrelacés. L’histoire des Beatles demeure une source inépuisable de curiosité : elle transcende les générations, unit des fans venus d’horizons divers et continue de susciter de multiples hypothèses sur ce qui a fait la singularité du groupe. Les films de Sir Sam Mendes, portés par Joseph Quinn et ses partenaires, pourraient bien donner un éclairage inédit à cette aventure musicale sans égale.