❤ Ce n’est plus un secret, j’aime beaucoup l’écriture de Sophie Adriansen, que ce soit dans ses essais, ses biographies ou ses romans. Elle excelle également dans l’écriture de scénarios. En recevant cet album, je pensais sortir pour une fois de ma zone de confort. Je pensais que le sujet ne me parlerait pas et j’avais tort. Cette bande dessinée traite de la différence et de l’exclusion, tout en mettant en lumière ce que le rêve et le jeu peuvent offrir à chacun. Cette lecture a été marquée par l’émotion. J’en fais un joli coup de coeur.
Le résumé
Nous sommes à Lausanne, dans les années 80. Paulin vit avec sa grand-mère et est passionné depuis toujours par les trolleybus. Il parcourt la ville avec de faux trolleys, fabriqués par ses soins, joue avec les enfants, répond gentiment aux questions des passants, a suscité l’intérêt du musée local qui expose ses inventions. Il a un trouble de la personnalité mais sa douceur est reconnue par tous. Pour résumer, il ne dérange personne, ou presque. Un jour, une lettre anonyme provoque pourtant son internement. Heureusement, un journaliste et les habitants de Lausanne prennent fait et cause pour Paulin.
Mon avis
Ce récit évoque l’histoire vraie de Martial Richoz, surnommé « l’homme bus », qui fut interné à 25 ans en hôpital psychiatrique. J’ai particulièrement aimé la douceur des dessins de Arnaud Nebbache et le choix des couleurs. Je trouve qu’il a un don certain pour esquisser les silhouettes et exprimer le langage des corps. Et j’ai beaucoup aimé cette histoire, à la fois violente et douce. L’affection que les habitants de Lausanne, à quelques exceptions près, ont pour Paulin est émouvante. La personnalité de la grand-mère l’est également. Alors que quelques personnes publiques évoquent actuellement leurs difficultés, il est bon de dire qu’il est possible de vivre ensemble et que la « normalité » est un concept flou.
Editions Dargaud – 21 mars 2025
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
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