Lorraine Fouchet (« Tout ce que tu vas vivre« ) met donc en scène des personnages qui ne se connaissent pas, mais qui se retrouvent fortuitement assis l’un à côté de l’autre à bord de ce train qui se rend en Bretagne. Alors qu’ils devaient se diriger vers des destinations différentes, ils finissent cependant tous au même endroit à coups de coïncidences un peu grosses, voire d’un hasard faisant un peu trop bien les choses.
D’un coup de baguette magique, Lorraine Fouchet transforme donc ces inconnus en sorte de famille recomposée à la va-vite, le temps d’un week-end qui va leur permettre de se découvrir, de se dévoiler… et de se réparer mutuellement. De la grand-mère au chien, les membres de cette famille de cœur vont prendre la parole en alternance au fil des chapitres, dévoilant progressivement leurs fêlures, tout en enlevant petit à petit ce poids qu’ils traînent sur les épaules et qui les empêchent d’avancer dans la vie.
Derrière cette couverture qui donne instantanément envie de monter à bord et de ce titre qui annonce immédiatement le « Feel-Good », se dissimule donc un roman choral dont on n’a pas forcément envie de descendre en cours de route, mais qui propose néanmoins un voyage trop léger qui ne laissera probablement pas de souvenirs impérissables… excepté peut-être ce chien nommé Crétin !
Aller simple pour la joie, Lorraine Fouchet, Héloïse d’Ormesson, 240 p., 21€