« Ringo’s Rotogravure » : l’album qui a marqué le déclin de Ringo Starr

Publié le 25 juillet 2025 par John Lenmac @yellowsubnet

Sorti en 1976, « Ringo’s Rotogravure » marque un tournant dans la carrière solo de Ringo Starr. Malgré la participation de ses anciens camarades Beatles (Lennon, McCartney et Harrison) et d’invités prestigieux comme Eric Clapton et Peter Frampton, l’album peine à retrouver la magie de ses succès passés. Son rock bon enfant et ses ballades manquent d’impact face à l’évolution musicale de l’époque. Avec un succès commercial modeste et des critiques mitigées, cet album symbolise la fin de la période dorée de Ringo en solo avant un long déclin.


Quand Ringo Starr sort Ringo’s Rotogravure en septembre 1976, le contexte a changé depuis l’époque où ses disques Ringo (1973) et, dans une moindre mesure, Goodnight Vienna (1974) remportaient un franc succès commercial. Après avoir quitté EMI, Ringo signe un contrat avec Polydor (pour l’Europe) et Atlantic (pour les états-Unis), dans l’espoir de capitaliser sur la dynamique de ses précédents albums.

Sommaire

  • Ringo’s Rotogravure
  • Arif Mardin
  • GENèSE : ENTRE CHANGEMENT DE LABEL ET CHOIX D’UN NOUVEAU PRODUCTEUR
  • Atlantic
  • Polydor
  • Richard Perry
  • Arif Mardin
  • Sunset Sound
  • Cherokee Studios
  • LA CONTRIBUTION DES EX-BEATLES
  • John Lennon
  • sa dernière séance de studio avant août 1980
  • Paul McCartney
  • George Harrison
  • LES AUTRES INVITéS ET MUSICIENS DE L’ALBUM
  • Eric Clapton
  • Peter Frampton
  • Dr. John
  • Jim Keltner
  • Klaus Voormann
  • Harry Nilsson
  • Melissa Manchester
  • ENREGISTREMENT ET OUTTAKES
  • Sunset Sound
  • LE TITRE ET L’IDENTITé VISUELLE : “ROTOGRAVURE”
  • John Kosh
  • SON CONTENU : UN MéLANGE DE POP, ROCK ET BALLADES
  • “A Dose Of Rock ‘n’ Roll”
  • “Hey! Baby”
  • “Pure Gold”
  • “Cryin’”
  • “You Don’t Know Me At All”
  • “Cookin’ (In The Kitchen Of Love)”
  • “I’ll Still Love You”
  • “This Be Called a Song”
  • “Las Brisas”
  • “Lady Gaye”
  • “Spooky Weirdness”
  • SORTIE, SINGLES ET RéCEPTION COMMERCIALE
  • 17 septembre 1976
  • 27 septembre 1976
  • l’album n’atteint que la 28e place
  • RéACTIONS CRITIQUES
  • Robert Christgau
  • LE LITIGE ENTRE HARRISON ET STARR AUTOUR DE “I’LL STILL LOVE YOU”
  • LA FIN D’UNE FORMULE OUVERTE
  • UN DISQUE DEVENANT RARE ET UNE RééDITION TARDIVE
  • 1992
  • BILAN ARTISTIQUE : UNE CROISéE DES CHEMINS
  • En résumé

Ringo’s Rotogravure

se veut donc, dans l’esprit de Starr, un nouveau disque pop-rock convivial, rassemblant un casting de musiciens prestigieux, et continuant la tradition d’une participation (même minimale) de ses anciens camarades Beatles. Produit par

Arif Mardin

, figure incontournable du label Atlantic, l’album regroupe en effet des contributions de John Lennon, Paul McCartney, et une chanson offerte par George Harrison. Malgré cet élan, le succès est plus mitigé, marquant la fin de la grande époque des cartons de Ringo en solo. Comment est né Ringo’s Rotogravure ? Quels en sont les points marquants ? Retour sur un cinquième album solo aussi attendu que finalement décevant.

GENèSE : ENTRE CHANGEMENT DE LABEL ET CHOIX D’UN NOUVEAU PRODUCTEUR

En 1975, la presse spécialisée annonce que Ringo Starr discute d’un nouveau contrat avec ABC Records. Finalement, c’est

Atlantic

(pour les états-Unis) et

Polydor

(pour le reste du monde) qui remportent la mise, signant avec lui un accord prévoyant la sortie de sept albums en cinq ans. Son contrat chez EMI étant terminé, Ringo est libre de collaborer avec qui bon lui semble. Après trois projets successifs produits par

Richard Perry

(Ringo, Goodnight Vienna et la compilation de hits plus des inédits), il choisit de changer d’ambiance et d’approche, optant pour

Arif Mardin

, producteur très respecté de la “maison” Atlantic (il a travaillé notamment avec Aretha Franklin, The Bee Gees, Hall & Oates…).

L’idée : continuer la recette “star-studded” (le recours à de nombreux invités prestigieux), mais en tentant de renouveler le son, dans un contexte pop-rock mid-70’s. Ringo s’installe alors à Los Angeles, entre

Sunset Sound

et

Cherokee Studios

, d’avril à juillet 1976. Il contacte plusieurs artistes, dans l’esprit de “ses potes”, dont Eric Clapton, Peter Frampton, Dr. John, Harry Nilsson, etc. John Lennon, Paul McCartney, et George Harrison (à distance) sont aussi sollicités pour composer, jouer ou chanter.

LA CONTRIBUTION DES EX-BEATLES

John Lennon

John Lennon, alors en “pause” musicale depuis Walls and Bridges (fin 1974) et Rock ‘n’ Roll (début 1975), accepte d’écrire une chanson pour Ringo : «Cookin’ (In The Kitchen Of Love)». Lennon se rend le 12 juin 1976 aux studios Cherokee pour enregistrer sa partie de piano sur ce morceau, dans ce qui sera

sa dernière séance de studio avant août 1980

(date à laquelle il reprend officiellement la musique pour Double Fantasy). Son passage est bref, mais symbolique : il joue le piano d’introduction et laisse Ringo au chant principal.

Paul McCartney

Paul McCartney, quant à lui, est en pleine tournée Wings Over America avec Linda. Il profite d’une pause pour enregistrer (avec Linda) la piste de base de «Pure Gold», qu’il envoie à Ringo. Le 19 juin, Ringo pose sa voix sur ce playback. McCartney fournit donc une composition pop aux couleurs optimistes, dans la lignée de ce qu’il a déjà offert sur Ringo (1973) avec «Six O’Clock».

George Harrison

George Harrison, très occupé par l’enregistrement de Thirty Three & ⅓, n’a pas le temps de participer activement aux sessions. Il propose cependant un vieux titre inachevé, «I’ll Still Love You» (autrefois appelé «When Every Song Is Sung»). Il l’avait tenté avec Ronnie Spector, Cilla Black, puis Mary McCreary, sans aboutir. Ringo saute sur l’occasion pour récupérer cette ballade. Cependant, Harrison, mécontent du résultat final, engage une procédure légale contre Ringo, se plaignant de la version délivrée. Le litige se règle à l’amiable, mais témoigne d’une certaine tension artistique.

LES AUTRES INVITéS ET MUSICIENS DE L’ALBUM

Outre la participation des ex-Beatles,

Eric Clapton

joue la guitare sur «This Be Called A Song», titre qu’il signe pour l’occasion.

Peter Frampton

, alors à l’apogée de sa popularité (avec Frampton Comes Alive!, 1976), manipule aussi sa six-cordes.

Dr. John

revient aux claviers,

Jim Keltner

seconde Ringo à la batterie.

Klaus Voormann

, ami de longue date, assure la basse.

Harry Nilsson

, sans composer pour l’album (il l’avait fait sur Goodnight Vienna), vient prêter sa voix sur certaines pistes, tout comme

Melissa Manchester

ou Linda McCartney. La synergie, censée rappeler les grandes heures de Ringo, se met en place, sauf que la dynamique n’est plus aussi évidente qu’en 1973.

ENREGISTREMENT ET OUTTAKES

Les sessions commencent en avril 1976 au

Sunset Sound

. On sait qu’au moins quatre chansons restent inédites : «Where Are You Going», «All Right», «Party» (coécrite avec Nilsson) et «It’s Hard to Be Lovers». Certains morceaux, comme «Cookin’ (In The Kitchen Of Love)», sont enregistrés en juin à Cherokee Studios. On rapporte que l’ambiance n’est pas aussi rigoureuse que pour Ringo, et que Ringo, selon certains témoignages, se laisse parfois aller aux plaisirs nocturnes (boissons, fêtes), ce qui influe sur la cohésion globale. Arif Mardin, plus habitué à produire des artistes soul ou R&B, tente de canaliser cet ensemble disparate.

à l’issue de ces quelques mois, la tracklist se stabilise à 11 titres, dont un très court instrumental («Spooky Weirdness») concluant l’album. L’intention est d’y mêler reprises, comme «Hey! Baby» (standard de Bruce Channel), compositions originales, et des chansons offertes par Lennon, McCartney, Harrison, Clapton. On y trouve aussi un titre coécrit par Ringo et son amie Nancy Andrews («Las Brisas»), avec la participation d’un groupe mariachi local.

LE TITRE ET L’IDENTITé VISUELLE : “ROTOGRAVURE”

Ringo’s Rotogravure tire son titre d’un procédé d’impression : la rotogravure, longtemps utilisée pour imprimer des journaux et magazines, consistant à graver des plaques cylindriques. Le mot “rotogravure” apparaît également dans le film musical Easter Parade (1948). Ringo, friand de titres décalés, choisit cette référence pour souligner l’aspect “presse” et imagé de la pochette.

John Kosh

, déjà responsable des visuels de Beaucoups Of Blues, se charge de la direction artistique et du design. La photographie de couverture, réalisée par David Alexander, montre Ringo tenant une loupe pour examiner un cliché (en l’occurrence, son propre visage). Une idée spontanée : Ringo tombe sur une loupe dans un tiroir du studio de David Alexander, et le photographe décide de l’intégrer à la prise de vue. Sur l’arrière, on voit la porte du 3 Savile Row (bureaux Apple) couverte de graffitis, immortalisée par Tommy Hanley. Un insert propose des photos des sessions, signées Mark Hanauer et David Alexander.

Les premiers exemplaires vinyles sont accompagnés d’une vraie loupe en cadeau, pour permettre aux acheteurs de lire en détail les graffitis minuscules du verso. Un clin d’œil marketing rappelant la période Apple Records, même si Ringo est désormais chez Polydor/Atlantic.

SON CONTENU : UN MéLANGE DE POP, ROCK ET BALLADES

  1. “A Dose Of Rock ‘n’ Roll”

    (Carl Groszmann)

    • Titre d’ouverture et premier single, c’est un morceau pop-rock énergique, symbolisant la volonté de Ringo de revenir à un style “rock & roll”. Il monte à la 26e place du Billboard Hot 100 aux USA.
  2. “Hey! Baby”

    (Bruce Channel, Margaret Cobb)

    • Reprise du hit de 1962, Ringo se veut fun et nostalgique. Sortie en 2nd single, elle ne fait qu’une brève apparition dans les charts (74e aux USA).
  3. “Pure Gold”

    (Paul McCartney)

    • Chanson envoyée par Paul depuis la tournée Wings Over America. Paul et Linda enregistrent une piste instrumentale et des chœurs, Ringo n’a plus qu’à poser sa voix.
  4. “Cryin’”

    (Ringo Starr, Vini Poncia)

    • Coécrite avec Vini Poncia, complice de longue date, “Cryin’” est une ballade pop mid-tempo ponctuée de chœurs.
  5. “You Don’t Know Me At All”

    (Dave Jordan)

    • Morceau relativement inconnu, parfois jugé comme un titre R&B manquant d’originalité.
  6. “Cookin’ (In The Kitchen Of Love)”

    (John Lennon)

    • Contribution notable de Lennon, présent au piano lors de l’enregistrement. Un style pop-rock simple, quelques touches d’humour dans les paroles (référence à la cuisine, alors que John est “homemaker” durant sa période de semi-retraite).
  7. “I’ll Still Love You”

    (George Harrison)

    • Ballade romantique initialement baptisée “When Every Song Is Sung”. C’est la fameuse chanson source de la discorde entre Harrison et Starr, Harrison jugeant l’interprétation inadéquate.
  8. “This Be Called a Song”

    (Eric Clapton)

    • Eric Clapton compose et joue la guitare. Pièce enjouée, sans grande prétention, qui montre la facilité de Clapton pour écrire un titre pop léger.
  9. “Las Brisas”

    (R. Starkey, Nancy Andrews)

    • Titre écrit au Mexique, agrémenté du groupe Mariachi Los Galleros de Pedro Rey. Ringo à la maracas, une couleur latine inhabituelle dans sa discographie.
  10. “Lady Gaye”

    (R. Starkey, V. Poncia, Clifford T. Ward)

  • Composée par Ringo et Poncia, s’inspirant de “Birmingham” de Clifford T. Ward. Légère ballade pop-folk.
  1. “Spooky Weirdness”

    (non crédité)

  • Pièce instrumentale d’environ 1 min 26, conclusion étrange, paraissant improvisée.

SORTIE, SINGLES ET RéCEPTION COMMERCIALE

Ringo’s Rotogravure sort le

17 septembre 1976

au Royaume-Uni, et le

27 septembre 1976

aux états-Unis. Le premier single, «A Dose Of Rock ‘n’ Roll», est lancé le 20 septembre aux USA (et le 15 octobre au Royaume-Uni). Il se hisse à la 26e place du Billboard Hot 100, résultat correct mais loin des n°1 des années précédentes. Le second single, «Hey! Baby» (22 novembre 1976 aux USA), stagne au 74e rang. En guise de promotion, Ringo est largement absent du Royaume-Uni, car il réside hors d’Angleterre pour des raisons fiscales. Il effectue toutefois quelques interviews en France, Italie, Danemark.

Malheureusement,

l’album n’atteint que la 28e place

du Billboard 200 et ne parvient pas à figurer dans les charts britanniques. C’est un net recul par rapport à Ringo (n°2) et Goodnight Vienna (n°8). Le public semble moins réceptif, ou lassé de la même formule. Aussi, la concurrence est rude dans le mid-70’s, entre l’essor du disco, du soft rock, etc. Au Canada, le disque culmine à la 35e place, et en Australie à la 19e, résultats honnêtes mais décevants au regard de ce qu’on attendait d’un ex-Beatle.

RéACTIONS CRITIQUES

La presse salue la participation des ex-Beatles, mais juge l’ensemble inégal et parfois manquant de spontanéité. Les fans hardcore de la période Ringo trouvent l’album moins frais, plus «forcé» dans son casting. Certains titres se démarquent (comme «A Dose Of Rock ‘n’ Roll», «Cookin’ (In The Kitchen Of Love)»), tandis que d’autres passent inaperçus. Loin de l’euphorie de 1973-1974, Ringo’s Rotogravure suscite des critiques polies, notant la baisse de qualité. Les compositions de Paul et John apparaissent un peu secondaires, et celle de George soulève même un litige juridique.

En rétrospective, les historiens du rock y voient l’instant où la courbe de popularité de Ringo entame un déclin plus prononcé. S’il est encore considéré comme une figure sympathique, ses albums ne sont plus des événements incontournables. Le magazine Rolling Stone souligne qu’on y trouve quelques bons moments, mais pas de tube marquant capable de hisser l’album très haut.

Robert Christgau

, critique influent, le classe à «C», attestant d’un effort moyen.

LE LITIGE ENTRE HARRISON ET STARR AUTOUR DE “I’LL STILL LOVE YOU”

Il s’agit d’un épisode notable dans l’histoire du disque : George Harrison, ayant cédé «I’ll Still Love You» (anciennement «When Every Song Is Sung») à Ringo, se dit furieux de la version finale. Il juge le rendu vocal et instrumental médiocre, dénaturant sa composition. Harrison engage des poursuites légales, réclamant que le morceau ne soit pas publié ou qu’il soit modifié. Finalement, les deux compères parviennent à un arrangement à l’amiable, mettant fin au dossier. Ce différend met en lumière les tensions potentielles même au sein d’anciens Beatles autrefois très proches.

LA FIN D’UNE FORMULE OUVERTE

Ringo’s Rotogravure, s’il réunit toujours des guests, n’est plus le disque de la “fête permanente”. On sent une certaine fatigue dans la démarche. Malgré la présence de John Lennon, Eric Clapton, Dr. John et compagnie, l’album ne dégage pas la même magie qu’en 1973. Ringo subit la concurrence féroce d’une industrie qui évolue, tandis que lui peine à se renouveler. Néanmoins, on y retrouve des clins d’œil charmants (le mariachi sur «Las Brisas», le rock simple de «A Dose Of Rock ‘n’ Roll»), qui plaisent à des fans enclins à son style bon enfant.

UN DISQUE DEVENANT RARE ET UNE RééDITION TARDIVE

L’album sort sur Polydor (Europe) et Atlantic (états-Unis). Les exemplaires originaux incluent une loupe, idée marketing amusante pour lire les graffitis de la pochette arrière. Mais la période de commercialisation est courte, et le stock ne se vend pas intégralement comme prévu. Il faut attendre

1992

pour qu’une réédition CD voie le jour aux états-Unis (en même temps que Ringo the 4th), sous le label Atlantic. Les ventes de cette réédition demeurent modestes. L’album est désormais souvent perçu comme une curiosité de la discographie de Ringo, témoin d’une époque où il tentait de prolonger le succès, sans y parvenir totalement.

BILAN ARTISTIQUE : UNE CROISéE DES CHEMINS

Au final, Ringo’s Rotogravure incarne un moment de transition dans la carrière de Ringo Starr. Après avoir fait la une des charts entre 1971 et 1975, il amorce un déclin progressif. L’album, s’il n’est pas complètement raté, manque de cohésion et d’étincelles. Le public se montre plus réservé, les singles patinent, et l’artiste peine à promouvoir efficacement son travail. Les meilleurs moments, tels que «Cookin’ (In The Kitchen Of Love)» ou «A Dose Of Rock ‘n’ Roll», méritent néanmoins l’écoute. On y retrouve l’esprit simple et enjoué de Ringo, toujours attachant, mais moins escorté par la veine dorée d’autrefois.

Malgré tout, l’album garde un intérêt pour les collectionneurs, ne serait-ce que grâce à la présence de contributions Beatles et de figures comme Clapton. Les querelles légales autour de “I’ll Still Love You” ajoutent une note d’anecdote sombre dans la saga ex-Beatles. Ringo, après cet album, connaîtra une période plus difficile avec Ringo The 4th (1977) et Bad Boy (1978), constatant que le grand public se détourne peu à peu de lui. Il faudra attendre la fin des années 80 et ses All-Starr Band pour qu’il regagne en notoriété scénique.

En résumé

, Ringo’s Rotogravure est un disque symbolique d’une fin d’ère, celle de Ringo super-star solo. Malgré de solides atouts sur le papier (invités prestigieux, chansons signées Lennon/McCartney/Harrison/Clapton), la sauce ne prend plus comme avant, aboutissant à un résultat correct mais pas marquant. Le titre fait référence à un procédé d’impression, la pochette est agrémentée de sa loupe, et l’album se classe modestement dans les charts (28e aux USA, pas de classement au UK). Aujourd’hui, on le redécouvre comme un jalon dans la discographie de Ringo, à la fois attachant et révélateur d’une perte de vitesse qui culminera dans les années suivantes. Pourtant, il témoigne encore de l’envie de Starr de rester dans la course, fidèle à son credo : divertir, s’amuser, et convier ses amis musiciens à la fête.