Jeu de mot habituel en Une de Página/12 :
"Veto à ma loi" (mi ley se prononce comme Mileí)
En haut : les adieux de Messi au maillot albiceleste
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C’est la première fois depuis
vingt-deux ans que le Congrès parvient à annuler un veto
présidentiel. Il faut pour cela que le rejet obtienne la majorité
successivement
dans les deux chambres.
En haut, Messi.
En bas : le siège social historique de La Prensa
sur Avenida de Mayo était devenu le siège du ministère
de la Culture de la Ville Autonome de Buenos Aires
qui vient d'en faire un musée
Tout en bas, à gauche, dans un encart jaune : le vote contre le veto
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Hier, le Sénat a confirmé le rejet déjà validé par la Chambre. Le veto mis par Javier Mileí à la loi qui finance le secteur du handicap et l’agence qui s’en occupe est donc invalidé. La loi votée par le Congrès devient applicable malgré l’opposition du chef de l’État
Ce
vote a été obtenu par 63 voix
pour, 7 contre sur 72 sénateurs en activité.
En haut : le Sénat a fait gagner l'opposition contre le veto
En bas : Messi
En haut, à droite : Giorgio Armani
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Par ailleurs, le Sénat a voté une nouvelle disposition qui limite les circonstances dans lesquelles le président peut recourir au DNU, décret de nécessité et d’urgence, ce qui correspond en France à l’ordonnance et aux États-Unis à l’executive order, un artifice constitutionnel dont Mileí use et abuse depuis son arrivée au pouvoir, le 10 décembre 2023. Il reste donc à la Chambre des députés à voter la même disposition pour que celle-ci entre en vigueur et pour que le Congrès reprenne ses prérogatives dans le jeu politique organisé par la constitution.
Javier Mileí a appris sa défaite
parlementaire à Los Angeles, où il était
allé faire de la retape auprès
d’éventuels investisseurs
pour essayer par tous les
moyens de relancer
l’économie argentine alors
que la campagne électorale touche à sa fin et n’annonce pas des
résultats aussi brillants qu’il se l’imaginait. Il a aussitôt
refait ses bagages pour rentrer dare-dare à la maison, abandonnant
le reste de son programme. D’aucuns
en Europe prétendent
l’économie argentine
florissante (comme cela
a été dit et redit
hier sur le plateau de la nuit par
un quarteron de journalistes pas vraiment progressistes).
Dans les faits, elle au
36e
dessous, comme le prouvent
les foules qui se sont pressées le 7 août autour des sanctuaires de
San Cayetano, patron du travail, du pain et du toit, et
la fermeture depuis 18 mois de 14 000 boulangeries dans
un pays où vivent 46 millions de personnes qui ont besoin de
pain tous les jours et où beaucoup de
gens n’ont plus les
moyens d’en acheter suffisamment pour que les
commerces survivent.
En haut : L'opposition a annulé pour la première fois
un veto de Mileí et se dresse contre les DNU
En bas, Messi
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La Province de Buenos Aires vote dimanche sur des scrutins locaux, dont la composition des assemblées législatives de la Province et des municipalités, en avant sur les élections de mi-mandat nationales du mois d’octobre. Des enjeux cruciaux puisque c’est la province la plus peuplée du pays : elle abrite plus d’un tiers de la population nationale, avec plus de 17,5 millions d’habitants.
© Denise Anne Clavilier www.barrio-de-tango.blogspot.com
Pour aller plus loin :
lire l’article de La Prensa
lire l’article de Clarín
lire l’article de La Nación
lire l’entrefilet de Página/12 sur la fermeture des boulangeries