L’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep) a publié le 2 septembre 2025 son dernier observatoire de la qualité des réseaux en fibre optique (FttH), couvrant la période jusqu’à mars 2025. Les chiffres confirment une amélioration progressive, même si certaines disparités subsistent entre opérateurs et territoires.
Moins de pannes, mais des écarts persistants
En deux ans, la situation s’est nettement assainie. Le nombre de réseaux présentant un taux de panne supérieur à 1 % est passé de neuf (environ 420 000 abonnés) à seulement trois (48 000 abonnés). Dans le même temps, les réseaux les plus fiables (ceux dont le taux de panne est inférieur à 0,3 %) ont gagné du terrain, représentant désormais 196 réseaux et 22,4 millions d’abonnés.
À l’échelle nationale, le taux de panne moyen est tombé à 0,1 % en mars 2025. Mais certains opérateurs affichent encore des résultats au-dessus de la moyenne : les réseaux rachetés par Altitude en 2021 et ceux d’Iliad plafonnent autour de 0,4 %, un niveau quatre fois supérieur à la moyenne nationale.
Les raccordements restent un point sensible
Côté raccordements, l’Arcep note une stabilité du taux d’échecs. Ceux-ci concernent les tentatives de branchement qui n’aboutissent pas, souvent en raison de défauts techniques ou d’erreurs de terrain. Si la tendance générale reste maîtrisée, l’Autorité souligne des différences entre opérateurs et rappelle que certains chiffres doivent être interprétés avec prudence, les méthodes de déclaration n’étant pas encore totalement harmonisées.
Malfaçons et reprises : des progrès attendus
Pour la première fois, l’Arcep mesure la qualité des raccordements réalisés par les techniciens des opérateurs commerciaux. Sur les réseaux d’Altitude, seul acteur à fournir des données détaillées, les contrôles révèlent encore un nombre significatif de malfaçons, par exemple l’utilisation d’un mauvais boîtier de raccordement ou l’absence d’étiquetage.
Ces défauts doivent être corrigés par les opérateurs dans un délai de 30 jours. Mais les résultats montrent des contrastes : certains acteurs respectent mieux les délais de reprise que d’autres.
Délais de mise en service : 85 % des clients connectés en moins de deux mois
Concernant l’expérience client, environ 85 % des souscriptions aboutissent à une mise en service dans un délai de 60 jours, un taux stable depuis 2023. L’Arcep précise toutefois que cet indicateur donne une vision partielle, car il ne reflète pas la qualité technique du raccordement. L’Autorité envisage d’ailleurs de ne plus publier ce chiffre dans ses prochains observatoires.
Moins d’abonnés touchés par des pannes
Bonne nouvelle pour les utilisateurs : la proportion d’abonnés ayant subi au moins une panne dans le mois recule. Elle est passée de 2,2 % en janvier 2024 à 1,7 % en mars 2025. Une tendance qui témoigne d’un effort global des opérateurs pour fiabiliser les réseaux.
Vous pouvez retrouver le baromètre complet sur le site de l’ARCEP