Cinéma

Publié le 08 septembre 2008 par Dunia

Cultissime

Les chiens de paille

Depuis ma rencontre avec un passionné de cinéma, je pense souvent grand écran, en particulier aux films américains qui m’ont marqué. Presque tous datent d’avant 1990. Je suis également adepte de cinéma d’auteur, de cinéma italien de la grande époque, de cinéma anglais, de cinéma espagnol actuel et de styles cinématographiques divers. Cependant, je trouve intéressant de me pencher sur le cinéma américain. Systématiquement décrié par les intellos bien-pensants,  le cinéma américain ne manque pas de bons films, en particulier parmi les vieilles productions. Certes, les films d’outre-atlantique sont parfois durs et violents, mais la violence -de leurs bons films- est toujours justifiée par la psychologie des personnages. Ces derniers temps, le samedi soir, RTL9 qui semble faire un effort sur sa programmation -pourvu que ça dure- propose les films d’action qui ont marqué ces trente dernières années. Ce week-end, cette petite chaîne habituellement sans intérêt, avait programmé l’un de mes films cultes Les chiens de paille que j’ai revisionné avec une joie horrifiée. Parmi les films que je me rappelle avoir vu, Les chiens de paille est, avec La traque de Serge Leroy -France 1975- et DupontLajoie d’Yves Boisset -France 1975-, l’un de ceux qui montre le plus crument l’être humain dans ses plus odieuses facettes.

Photo des Chiens de paille prise sur Allocine.com

Les chiens de paille (Straw Dogs) film américano-britannique de Sam Pekimpah sorti en 1971, raconte l’histoire de David (le génial Dustin Hoffman dont je suis une inconditionnelle) un mathématicien américain, adepte de la non-violence. Afin de fuir les troubles qui secouent l’Amérique de la fin des années 60, il s’installe dans la campagne anglaise, dont sa femme est issue (Susan George), espérant trouver la tranquillité qui lui permettra de mener sereinement ses recherches. Très vite, des jeunes du village commencent à psycholgiquement martyriser le jeune couple . David, fidèle à ses convictions de non-violence, laisse-faire, ce qui  pousse leurs bourreaux à toujours aller-plus loin. Un jour, l’idiot du village est soupçonné de meurtre. Les villageois le recherchent prêts à le lyncher. David, homme moral qui n’accepte pas ces méthodes, prend sa défense, or les habitants du lieu sont prêts à toute les violences pour récupérer l’idiot. Poussé a bout par la sauvagerie de ses aissaillants, David finira par mettre son intelligence au service de sa survie et de celle de son épouse. Il en  deviendra aussi cruel et bestial que ses agresseurs.