Le résumé
Quand Louise écrit à Madeleine, cette écrivaine qu’elle admire, le premier roman qu’elle vient de terminer n’est pas encore publié. Elle va accoucher bientôt de son premier enfant et ne se doute pas qu’une correspondance, qui va durer des années est en train de commencer. Louise partage ses doutes, Madeleine raconte son expérience et encourage. Louise sent que ce besoin impérieux d’écrire l’éloigne de son entourage. Ecrire est chronophage. Comment concilier sa vie de famille avec cette activité qui lui donne le sentiment d’être qui elle est vraiment ?
Mon avis
J’aime beaucoup les romans épistolaires mais je dois dire que je suis rentrée avec quelques hésitations dans celui-ci. Allais-je m’intéresser à cette correspondance ? Et au final, alors qu’il est question du processus créatif, de la place qu’il prend dans une vie, surtout dans celle d’une femme, je me suis retrouvée. Cet échange a réveillé le désir d’écriture qui reste tapi en moi depuis toujours. J’ai même relu ce début de huit pages qui reste un début depuis des mois. Bien entendu, tout nous incite à écrire ailleurs, surtout nous-même, et il y a cette voix qui dit sans cesse « c’est nul nul nul ». Aurélie Valognes, via les deux voix de Louise et Madeleine, mais aussi via celles d’Annie Ernaux et de Virginia Woolf, invite à écrire malgré ce son dans nos oreilles, malgré l’entourage, malgré ce que l’on attend d’une femme, pour soi. Il est possible que j’ai refermé ce petit poche avec quelques larmes.
Editions du Libre de Poche – 12 mars 2025
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…