Je vous incite aussi à profiter de votre venue au musée Marmottan-Monet pour refaire un tour dans les collections permettantes, sans oublier surtout les peintures de Berthe Morisot à l’étager.. Certaines pièces sont prêtées mais d’autres reviennent.On se réjouit de retrouver l'iconique Impression du soleil couchant de Monet, revenu en bonne place, après avoir voyagé pendant l’année de l’impressionnisme. Et j’ai remarqué particulièrement cette fois ces Chrysanthèmes blancs et jaunes que Gustave Caillebottte (1848-1894) avait peints dans le Jardin du petit Gennevilliers en 1893 … et ce Bouquet de fleurs réalisé par Paul Gauguin (1848-1903) en 1897 (à droite).
On remarque par contre que dans ses peintures et dessins, les paysages de Sécheret sont vides de toute présence humaine. Camille et les figures rapidement brossées par Monet ont quitté la plage, ouvrant sur des étendues de ciels et d'eau.
La touche est plus nette, moins fugace que chez son prédécesseur mais tend au même désir: celui de saisir, comme l'ont fait avant lui Corot, Boudin ou Monet, la structure de la lumière et un certain état suspendu du temps.
Parmi l’ensemble de peintures ayant pour motif les paysages côtiers et les ciels de Trouville, le célèbre Hôtel des Roches Noires qui composait une des vues de son appartement, alors qu’il résidait dans cette ville, occupe une place de choix. Il est représenté sous plusieurs angles, dont voici un exemple, peint à la colle sur papier marouflé sur toile en 2004-2006.
Le style est proche avec Les Échafaudages. Hommage à Léon Spilliaert 2007-2024, Pigments et colle sur papier marouflé sur toile. Seules les lumières procurent d’autres sensations.