Cette étude met en évidence une prévalence élevée de symptômes tels que ballonnements, constipation, maux d’estomac et remontées acides pendant la périménopause et la ménopause. Ces conclusions, à paraître dans la revue Menopause, et présentées lors du Congrès 2025 de la Menopause Society, sensibilisent à cette vulnérabilité de la santé intestinale pendant la période de transition ménopausique et appellent à une meimmeure prise en charge.
Les problèmes digestifs sont en effet plus fréquents chez les femmes en périménopause et en ménopause, et de nombreuses femmes signalent l’apparition ou l’aggravation de ces symptômes durant cette période de la vie. Si ces symptômes sont fréquents et peuvent être sévères et handicapants, ils sont rarement diagnostiqués et encore plus rarement traités.
A nouveau en cause, les changements hormonaux
L’étude précise la fréquence de ces troubles digestifs chez les femmes en périménopause et en ménopause et évalue l’impact de ces symptômes sur la qualité de vie : menée auprès de 600 participantes âgées de 44 à 73 ans, l’analyse révèle que :
-
82 % des femmes signalent l’apparition ou l’aggravation des symptômes à la périménopause ou à la ménopause ;
- 50 % des femmes ressentent des symptômes quotidiennement ou hebdomadairement, et 55 % signalent un impact significatif ou régulier sur leur qualité de vie ;
-
94 % des femmes en ménopause présentent des symptômes digestifs ;
- 77 % des ballonnements,
- 54 % la constipation,
- 50 % des maux d’estomac,
- 49 % un RGO.
En dépit de cette forte incidence des problèmes intestinaux durant la ménopause,
- seulement 33 % ont été diagnostiquées avec un syndrome du côlon irritable ou MICI ;
- des associations statistiquement significatives sont établies entre la ménopause et des symptômes spécifiques, notamment les ballonnements et les maux d’estomac ;
- 53 % des femmes ont sollicité le soutien d’un professionnel de santé, mais 58 % ont jugé ce soutien ou ces conseils insuffisants ;
- 89 % ont tenté de gérer par elles-mêmes leurs symptômes digestifs notamment via des changements alimentaires, une meilleure gestion du stress et/ou la prise de compléments alimentaires.
Ces résultats soulignent la nécessité d’une sensibilisation clinique accrue
et le développement de protocoles de prise en charge de ces symptômes à la ménopause.
Les chercheurs appellent à une meilleure sensibilisation et formation de leurs confrères au diagnostic, à la prise en charge et, in fine, à la prise en compte de la qualité de vie des femmes confrontées à ces problèmes digestifs, à la ménopause.
L’auteur principal, Nigel Denby, diététicien basé à Londres conclut : « Les problèmes de santé digestive à la quarantaine sont souvent négligés, alors que nos recherches montrent qu’ils sont à la fois fréquents et handicapants pour les femmes. Nous espérons encourager les professionnels de santé à poser les bonnes questions, à valider le vécu des femmes et à œuvrer pour un meilleur soutien et de meilleures options de traitement pendant la ménopause ».
Source: Menopause et 2025 Annual Meeting of The Menopause Society 10 Oct, 2025 Digestive Health Issues More Common During Perimenopause and Menopause
Plus sur la Ménopause
Équipe de rédaction Santélog Jan 3, 2026Admin