Dans le cadre de ce partenariat, une sélection exclusive d’œuvres iconiques de Niki de Saint Phalle, Manolo Valdès, Yves Klein, ainsi que des créations majeures d’artistes contemporains, ont été dévoilées.
Ce fut également une occasion rare d’admirer une exposition exceptionnelle de pièces de haute horlogerie et de joaillerie, présentées et signées par 24 partenaires d’exception, dans un environnement résolument exclusif.
Je rappellerai l’histoire du joaillier Heurgon, qui participe à la réputation internationale du quartier de la Madeleine et du Faubourg Saint-Honoré, avec d’autres maisons de qualité et d’élégance.
C’est en 1865, au cœur de Paris du Second Empire, que la Maison Heurgon ouvre ses portes au 15 rue Royale.
Très vite, l’adresse devient un lieu incontournable, témoin d’un art de vivre raffiné et d’un savoir-faire joaillier et horloger d’exception. Pendant plus d’un siècle et demi, la vitrine de la rue Royale rayonne, avant de céder en 2021 sa place à une nouvelle ère : l’ouverture du flagship Heurgon au 58 rue du Faubourg Saint-Honoré, au cœur du triangle d’or parisien.
Mais puisque la longévité n’a jamais eu valeur de certificat de légitimité, l’histoire d’Heurgon s’est construite sur les intuitions successives de ses propriétaires. En 1973, Michel et Jacques Cymerman lui ont donné une impulsion décisive en intégrant les plus grandes marques de la joaillerie française et de l’horlogerie suisse.
Ce sont désormais Arnaud et Benjamin Cymerman, soucieux de préserver le même esprit de famille, qui surprennent et satisfont leur clientèle en lançant de nouvelles de nouvelles tendances, collections et marques adaptées notamment au besoin des femmes et des hommes d’aujourd’hui.
Ils incarnent l’héritage d’une famille dédiée à la transmission d’un savoir-faire d’excellence, forte de plus de 160 ans d’histoire dans l’univers de la joaillerie et de l’horlogerie. Heurgon rassemble les signatures les plus convoitées en horlogerie. Commençons par Breguet avec La reine de Naples, puis la Tradition, et, présentées en double exemplaire la Type XX, Breguet Classique et Breguet Marine :
Parmi toutes les montres présentées les Bréguet occupent une place particulière. En effet, le fondateur de la marque est un horloger devenu légendaire, Abraham-Louis Breguet, pionnier de la mesure du temps de précision. Son invention, en 1795, du tourbillon, parfois appelé "cage rotative", est l'une des innovations les plus remarquables de l'histoire de l'horlogerie. Elle représentait alors une véritable révolution chronométrique.
Les montres n’étaient pas portées au poignet au XVIII° siècle. Elles étaient à l’époque glissées dans un gousset et du fait de la verticalité du cadran, subissaient les effets de la gravité sur le balancier et l’échappement. Le tourbillon a permis de compenser ce phénomène en offrant une précision nettement supérieure à celle des mouvements horlogers classiques.
TAG Heuer est un fabricant suisse de montres de sport, de luxe et de chronographes de précision. L’'entreprise a été fondée par Édouard Heuer, fils de cordonnier, en 1860 à Saint-Imier, dans le Jura bernois. À l’époque, toutes les montres se remontent à l’aide d’une clé. En 1869, Édouard Heuer pose sa première invention brevetée : un remontoir à couronne autonome, sans clé.
En 1880, il sera le premier à fabriquer des chronographes en série. Très vite, Heuer se fera un nom dans la compétition sportive de haut niveau par un savoir-faire technique et de multiples brevets et innovations, comme le premier boîtier étanche en 1895.
Trente ans plus tard, TAG Heuer lui rend hommage avec un modèle d’exception, technique et inspiré, éditée à seulement 500 exemplaires.
L’entreprise fait partie du groupe LVMH depuis 1999 et n'est plus affiliée au Groupe TAG bien que le nom reste présent dans l'intitulé de la marque.
À chaque époque, ses audaces inspirées par l’expérience des précédentes. Voilà, justement ce que ne dit pas le cadran des montres : la profondeur du temps. C’est pourtant parce que le savoir-faire d’Heurgon s’est forgé sur l’autel de ces années passées qu’il peut dès aujourd’hui entrer dans son futur.
La montre photographiée est une J12 Bleu automatique, index saphirs bleus et bracelet céramique bleu.
Benjamin Cymerman s'est exprimé à propos du partenariat initié avec Opera Gallery comme s'inscrivant pleinement dans la volonté commune de valoriser et de faire rayonner l’art contemporain :
Nous avons toujours eu à cœur d’intégrer et de mettre en lumière l’art au sein de notre boutique, afin d’offrir à nos clients bien plus qu’un espace de découverte d’horlogerie et de joaillerie : un véritable lieu d’émotion et de rencontre culturelle.Fondé à Singapour en 1994, par Gilles Dyan, Opera Gallery a développé un réseau de galeries à travers le monde, notamment à Londres, Paris, New York, Genève, Madrid et Dubaï, et est devenue un acteur majeur du marché de l’art international.
Elle rassemble une collection prestigieuse d’œuvres de maîtres, des impressionnistes au Pop Art américain en passant par l’abstraction d’après-guerre et notamment la figuration libre. Très présente sur le second marché, elle représente également des artistes contemporains du monde entier, y compris des peintres et des sculpteurs. émergents tels que Andy Denzler, Pieter Obels et Gustavo Nazareno, ainsi que des artistes de renommée internationale tels que Ron Arad, Manolo Valdés et Anselm Reyle.La galerie parisienne, dirigée par Marion Petitdidier s’est installée en mars 2015 au cœur du Triangle d’or, à quelques pas du Palais de l’Élysée, et est ouverte tous les jours. Collections, expositions inédites thématiques ou monographiques s'y déploient sur 1000 m2.
Depuis mars 2018, le groupe compte 14 galeries implantées à Paris, Londres, Genève, Monaco, Dubaï, Beyrouth, Hong Kong, Séoul, Singapour, Aspen, Miami, Bal Harbour et New York.Opera Gallery s’est donné pour mission de présenter et rendre accessible l’art moderne d’après-guerre et contemporain à travers un programme d’expositions annuel ambitieux et des collaborations avec des collections privées et des institutions publiques de premier plan. Sa présence à cette soirée anniversaire était donc tout à fait légitime et leurs experts étaient présents pour répondre aux questions. Parmi les oeuvres présentées on reconnaissait des artistes iconiques :
L'artiste a grandi entre la France et les États-Unis dans une famille marquée par des tensions. Mannequin à 17 ans, elle découvre la peinture comme thérapie après une grave dépression en 1953, ce dont Céline Salette rend parfaitement compte dans son premier film, Niki, en 2004. À partir des années 1960, elle s’impose dans le groupe des Nouveaux Réalistes avec ses performances de "tirs" et ses premières expositions au MoMA. Elle crée les célèbres Nanas, sculptures colorées et monumentales célébrant la femme, dont Hon (1966) au Moderna Museet de Stockholm.Son œuvre, entre critique sociale et imaginaire joyeux, mêle peinture, sculpture, performance et architecture. Décédée en 2002, elle laisse un héritage puissant, porté par la Niki Charitable Art Foundation et son dernier projet en Californie.
Né en 1928 à Nice, il commença par une carrière de judoka avant de se consacrer à l’art en 1954 et décide alors de dépasser la représentation figurative pour exprimer le sentiment et concevoir sa vie entière comme une œuvre d’art.Sa couleur emblématique symbolise sa quête de l’immatériel et de l’infini. Son œuvre mêle peinture, sculpture, performance et art conceptuel, bouleversant le rôle traditionnel de l’artiste. Bien que sa carrière ait duré seulement sept ans, jusqu’à sa mort en 1962, il a profondément marqué l’histoire de l’art. Ses créations sont présentes dans les plus grands musées du monde et ont fait l’objet de nombreuses rétrospectives.
Des oeuvres d’artistes plus contemporains étaient également présentées :
Né à Valence en 1942 il entre à l’Escuela de Bellas Artes en 1957 et fonde l’Equipo Crónica en 1964, avec Rafael Solbes et Joan Antoni Toledo. Le collectif, inspiré du Pop Art, critique la dictature franquiste et acquiert une renommée internationale. Après la mort de Solbes en 1981, Valdés poursuit en solo et revisite les grands maîtres comme Velázquez, Picasso, Matisse ou Van Eyck.
Une réception se poursuivait dans la cour extérieure et donnait l'occasion d'échanger avis, impressions et discuter de projets.
Opera Gallery 62 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris - Téléphone : 01 42 96 39 00