Comment bloquer l’accès à un site internet sur Chrome et autres navigateurs ?
Points clésDétails pratiques
Vous vous demandez comment empêcher l’accès à certaines pages web ?
Que ce soit pour protéger vos enfants des contenus inappropriés ou simplement pour éviter de perdre trois heures sur les réseaux sociaux au lieu de travailler, je vais vous expliquer plusieurs méthodes efficaces.
Depuis ma table de travail, après avoir aidé ma femme à comprendre pourquoi elle n’arrivait plus à accéder à Facebook (spoiler : j’avais testé un filtre parental un peu trop zélé), j’ai rassemblé toutes les techniques pratiques pour bloquer des sites internet sur différents navigateurs et appareils.
Pourquoi bloquer l’accès à certains sites web
Avant de plonger dans le vif du sujet, comprenons les raisons courantes qui nous poussent à vouloir restreindre l’accès à certaines pages. Les parents, et je suis bien placé pour le savoir avec mon fils qui passerait sa vie sur YouTube, cherchent souvent à protéger leurs enfants des contenus inappropriés ou dangereux.
Dans le monde professionnel, les entreprises bloquent fréquemment les réseaux sociaux et sites de divertissement pour maintenir la productivité. Franchement, qui n’a jamais passé quarante minutes sur un site au lieu de travailler ? Les solutions de sécurité informatique intègrent également des fonctionnalités de blocage pour empêcher l’accès aux sites frauduleux, ceux qui contiennent des logiciels malveillants ou des tentatives d’hameçonnage. D’ailleurs, si vous souhaitez renforcer votre sécurité réseau, je vous invite à consulter mon guide sur comment ajouter une exception au pare-feu Windows 11, car les deux approches se complètent parfaitement.
Lorsque vous tentez d’accéder à un site bloqué, votre navigateur affiche simplement un message d’erreur ou une page d’avertissement. C’est aussi simple que ça, mais la mise en place demande quelques manipulations que je vais détailler.
Bloquer des sites sur un ordinateur de bureau
Sur votre ordinateur, vous disposez de trois principales approches pour restreindre l’accès aux sites web. La première, et probablement la plus simple, consiste à utiliser une extension de navigateur. Sur Chrome, des outils comme BlockSite se téléchargent directement depuis le Chrome Web Store. Vous cliquez sur l’icône en forme de pièce de puzzle dans le coin supérieur droit, vous recherchez l’extension, vous l’ajoutez, et le tour est joué.
Une fois installée, l’extension vous permet de créer votre liste personnalisée de sites bloqués. Vous pouvez même bloquer directement une page en cliquant sur l’icône de l’extension pendant que vous la visitez, puis en sélectionnant l’option correspondante. C’est diablement pratique quand vous tombez sur un site chronophage et que vous voulez éviter d’y retourner par réflexe.
La deuxième méthode, plus technique mais terriblement efficace, passe par votre routeur Wi-Fi domestique. Tous les appareils connectés à votre réseau seront alors concernés par les restrictions, que ce soit l’ordinateur, le smartphone ou la tablette. Pour cela, vous devez d’abord trouver l’adresse IP de votre routeur, généralement indiquée directement sur l’appareil. Sous Windows, ouvrez l’invite de commandes en tapant « cmd » dans la barre de recherche, puis saisissez « ipconfig » pour repérer l’adresse de la passerelle par défaut.
Entrez ensuite cette adresse dans votre navigateur, connectez-vous avec vos identifiants (souvent imprimés sur le routeur lui-même), et naviguez jusqu’aux paramètres de sécurité ou de contrôle parental. Là, vous pourrez ajouter les URL des sites à bloquer. La procédure varie selon les modèles de routeurs, mais le principe reste identique. Cette approche présente l’avantage de centraliser la gestion pour tous les appareils de la maison.
Enfin, la troisième option utilise le contrôle parental intégré à votre système d’exploitation. Sur Windows, accédez aux Paramètres, puis à Comptes, Famille et autres utilisateurs, et gérez les paramètres familiaux en ligne. Vous pourrez alors sélectionner le compte de votre enfant, activer les filtres de contenu et ajouter les sites à restreindre. Cette solution s’avère particulièrement utile pour limiter le temps d’écran et surveiller l’activité en ligne sans installer de logiciels tiers. Pour optimiser encore votre configuration réseau, pensez à vérifier quel DNS choisir pour améliorer à la fois la sécurité et les performances.
Bloquer des sites sur mobile et tablette
Sur les appareils mobiles, les approches diffèrent légèrement selon votre système d’exploitation. Pour Android, la méthode la plus efficace consiste à télécharger une application dédiée depuis le Google Play Store. Des applications comme BlockSite offrent une interface intuitive où vous autorisez l’accès aux paramètres de confidentialité, puis vous ajoutez les URL ou mots-clés à bloquer.
Le processus est franchement simple, même ma femme y arrive sans m’appeler toutes les cinq minutes ! Vous appuyez sur le bouton de création, vous saisissez le nom du site ou l’adresse complète, et vous validez. L’application se charge ensuite de bloquer toutes les tentatives d’accès, que ce soit via le navigateur ou d’autres applications.
Sur iOS et iPad, vous n’avez même pas besoin de télécharger une application tierce, ce qui est plutôt malin de la part de la marque à la pomme. Accédez aux Réglages, puis à Temps d’écran, Contenu et confidentialité. Activez les restrictions, puis accédez à Restrictions de contenu et Contenu Web. Sélectionnez l’option qui limite les sites pour adultes, puis ajoutez manuellement les adresses que vous souhaitez bloquer sous la section dédiée.
Cette solution native présente l’avantage de fonctionner sur tous les navigateurs installés sur l’appareil sans exception. Si vous utilisez des systèmes d’exploitation moins répandus, vous pouvez découvrir quel navigateur internet télécharger sur Linux pour adapter votre approche.
Gérer les blocages involontaires
Parlons maintenant d’un problème que vous rencontrerez probablement : les faux positifs. Votre logiciel de sécurité ou votre extension peut parfois bloquer un site parfaitement légitime. J’ai vécu cette situation quand mon antivirus a décidé que le site d’un client était dangereux, alors que c’était simplement un certificat SSL expiré.
Si vous utilisez une solution de sécurité, vous disposez généralement de plusieurs options. La première consiste à autoriser temporairement l’accès en acceptant le risque directement depuis la page d’avertissement. Cette autorisation ne dure qu’une visite, et le site sera à nouveau bloqué la prochaine fois.
La deuxième approche, plus pérenne, implique de signaler le blocage erroné au développeur de votre solution de sécurité. Les équipes techniques corrigent généralement ces erreurs en quelques heures maximum via une mise à jour automatique. C’est plutôt rassurant de savoir que derrière ces logiciels, il y a de vraies personnes qui vérifient et corrigent rapidement.
Enfin, vous pouvez ajouter le site concerné à votre liste d’exceptions. Cette option ne doit être utilisée que pour les sites dont vous êtes absolument certain de la fiabilité. Dans l’interface de votre logiciel de sécurité, recherchez la section des exceptions ou sites de confiance, ajoutez l’URL, et validez.
Voici les étapes typiques pour gérer les exceptions :
Identifiez l’URL exacte bloquée dans vos notifications Accédez aux paramètres de votre logiciel de sécurité Ajoutez le site à la liste des exceptions Enregistrez vos modifications Redémarrez votre navigateur pour appliquer les changements
Gardez d’un autre côté à l’esprit que bloquer certains sites tout en laissant libre accès aux autres n’empêche pas forcément les utilisateurs déterminés de contourner ces restrictions via des sites intermédiaires ou des VPN. Pour une protection vraiment efficace, notamment en entreprise, il vaut mieux adopter une approche restrictive où seuls les sites explicitement autorisés sont accessibles.
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