Pas un jour ne passe sans que je me demande si le cycle dépressif actuel, dans lequel le monde entier semble plonger, n'est pas dû au fait que nous sommes asphyxié par Donald Trump, qui intimide des nations entières, monopolise l'espace médiatique et représente une menace omniprésente.
Beaucoup se sentent épuisés, tendus ou découragés, et lorsqu'une seule figure politique domine les gros titres, les conversations et les réseaux sociaux, il est naturel de penser que cette saturation contribue au poids émotionnel que nous ressentons. L'humeur mondiale est morose et anxieuse car la saturation médiatique amplifie le stress quand un seul homme domine l'actualité, apparaissant de tous cotés.
La plupart d'entre nous interprètent cela comme un fardeau émotionnel personnel, alors qu'il s'agit en réalité d'un fardeau véhiculé par nos médias.
Ceux-ci sont indéniablement coupables de mettre en avant les conflits, l'indignation, les menaces, les scandales et la polarisation. Lorsque la couverture médiatique est uniquement négative, les gens se sentent tendus. Ce malaise est aggravé par l'incertitude mondiale, car la plupart d'entre nous font face à l'instabilité économique, à l'anxiété liée au changement climatique, aux mutations technologiques rapides, à la fragmentation sociale et à la fatigue post-pandémique.
Quand ces pressions s'accumulent, la présence d'une figure publique aussi polarisante que Trump peut être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Cela crée une véritable contagion émotionnelle, car l'ambiance générale est exacerbée par des amis stressés, des flux sociaux négatifs et colériques, des informations alarmantes et des conversations contaminées par tout ce bruit de fond.
Encore une fois, pour protéger notre équilibre intérieur et notre santé mentale, nous ne pouvons retrouver la sérénité qu'en limitant notre exposition aux informations en continu, en nous ressourçant auprès de notre famille, de nos amis proches et de notre communauté, en nous concentrant sur des actions concrètes et significatives et en nous rappelant que le monde est plus vaste que le cycle étroit de l'actualité.
Si nous ressentons la lourdeur de notre époque, ne restons pas impuissants face à elle !