En regardant au travers d’une opale à moitié grise
deux beaux yeux gris me sont revenus
Je les avais connus il y a sans doute vingt ans.
Pendant plus d’un mois nous nous sommes aimés
Puis il est parti. Pour Smyrne je crois.
Pour travailler là-bas et plus jamais nous nous revîmes.
S’il vit toujours, ils auront bien fané
ses beaux yeux gris
son beau visage
il se sera terni
Mémoire, ma mémoire, garde-les en toi
Comme ils furent autrefois
mémoire
redonne-moi tout ce que tu peux de mon amour ?
Tout ce que tu peux redonne-moi le ce soir encore
Constantin Kavafis
Partager cet article Repost0’àé
’é
àî
’é
éé
é
&t;&version;
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Vous aimerez aussi :
Poètes d'hier
« Article précédent