Se traduisait-il dans les quatre manifestes qui avaient été annoncés: ?- Métamorphose : ne rien jeter, tout transformer- Mutation : la nature inspire les styles de demain- Baroque recomposé dans un élan re-théatralisé- Néofolklore : regarder hier en appliquant des gestes de demain.
Curieusement, ce sont majoritairement celles qui ont le plus retenu mon attention. Et je vais commencer par Fudoon qui est devenue une marque quasi iconique en provoquant l'engouement avec un vêtement-accessoire qui me faisait d'ailleurs très envie.
Les deux amies se sont associées et lancées en 2020 tout en conservant leur job dans un premier temps. Avec la vente à la Samaritaine qui fut la première enseigne à les commercialiser, le succès de leur capuche à enfiler les a décidées à se consacrer à plein temps au développement de la marque qui se décline en une infinité de coloris et de matières (notamment un gris argenté hyper tendance et festif), avec toujours un côté déferlant, et avec par exemple des moufles hyper bien conçues car convertibles en mitaines … si bien qu'on peut en sortir le pouce pour scroller sur son smartphone … mais sans lâcher le vélo de l'autre main.
Marguerite m'a déjà montré un prototype d'imperméable, lui aussi un peu "technique" mais très joli, en taille unique, fermé avec des zips étanches (et ce n'est pas un détail).
Ce type de produit n'existait pas en France. Il a fallu expliquer le concept mais aujourd'hui le passé n'est plus démodé et au contraire ultra tendance. Le best-seller reste le motif petits pois inspiré des fleurs de cerisier (que la créatrice porte dans ses mains). Je consacrerai prochainement un article complet à ce type de produit qui mérite un coup de projecteur.
Stefano a eu l'idée de proposer une solution sous les angles environnemental et sociétal. Alors que les artisans sont majoritairement des hommes il confie le travail à des femmes qui coupent et cousent d'autres vêtements dans les métrages de soie récupérée. Chaque pièce, ou presque, est unique puisque les saris ne sont pas récupérés en plusieurs exemplaires.
I was a sari entretient une collaboration de coeur depuis 8 ans avec Gucci pour lequel elle fabrique les "corporate gifting" destinés à leurs employés à Noël, souvent à partir des "chindies" car le plus petit bout de "déchet" peut devenir bijou ou ornement de sapin de Noël.
Ayant reçu en cadeau du papier perforé d’anciens métiers à tisser de marque Verdol datant des années 1800, elle décide, là aussi, de leur donner une seconde vie en les transformant en pochettes d'emballage pour ses bijoux en soie. Ses cartes de visite pouvant être utilisées comme marque-pages s’inspirent de la matière première des cartons perforés Jacquard. Chacune d’entre elles est créée à la main par la créatrice, tamponnée et nouée d’une bande de soie ou d'une passementerie du parc du Pilat.
Sur son stand se dressait une drôle de sculpture composée d'un ancien rouleau de métier à tisser avec un restaing de chaque côté afin de former les lisières et on peut admirer la danse de ses perles au bout des lisses, que les canuts appellent maille car on y passe le fil de chaine.
L'entreprise, fondée il y a 4 ans, est installée dans la région lilloise, et travaille avec des céramistes portugais pour leurs versions décoratives. Les matériaux sont recyclables et renouvelables, de l’emballage au produit final, avec l’ambition de minimiser au maximum l'impact environnemental.
J'ai beaucoup aimé leur idée de bobèches à utiliser pour soutenir des tiges au-dessus d'un "vulgaire" pot de conserve en verre ou comme support pour du bouturage.
Si vous allez dans leur boutique-atelier, une verrière vous permettra assister à la fabrication comme si vous y étiez.
Originalhome (dont j'ai photographié quelques mugs) est la première marque qui propose une collection de décoration d'intérieur 100% écologique et socialement durable. D'origine hollandaise elle utilise des matériaux dits eco-friendly (80% de la collection est fabriquée à partir de matériaux recyclés et de déchets. 20 % est en fibre végétale rapidement renouvelable), revendique une production à faible impact, presque entièrement faite à la main et requérant peu d'eau, d'énergie, de CO2 et de produits chimiques
Ils peuvent se poser sur des murs, ds plafond, sont traités anti-feu. C'est l’agence de design et d’architecture intérieure Premices and co qui est à l’origine du projet. Elle rassemble trois designers formés à l’école Boulle, qui depuis 2013 mettent leurs compétences en design au service des enjeux de l’économie circulaire. L’agence se déploie sur trois activités : la conception, la sensibilisation et la fabrication. Chacune de ces activités sert à leur manière la mission principale de l’agence : créer en employant comme des ressources les rebuts produits par notre société.
A l’origine Filt1860 est une coopérative de paysans Normands fondée dans le Calvados en 1860 à Saint-Sylvain et qui s'appelle Honneur. La manufacture est hélas saccagée le 6 juin 1944 en même temps que Caen est bombardée. La production ne reprendra qu'en 1948 après beaucoup d’efforts. A cette période, environ 30% de la fabrication est destinée à l’export, environ 50 ouvriers et plus d’une centaine travaillent à domicile. Elle est vendue en 1990 et devient Filt. Les nouveaux dirigeants, Jean-Philippe et Catherine Cousin développeront cette entreprise, labellisée EPV, Entreprise du Patrimoine Vivant. Ils ont déplacé les machines à Mondeville qui est plus proche de Caen.