Le résumé
Dans cet ouvrage, Eric Fiat explore la relation qu’il entretient avec « ses morts », une occasion pour lui de revenir à la fois sur son propre vécu et la place que notre époque donne aux disparus. Il revient par exemple sur le traumatisme de la crémation de son père, cette impression d’avoir été dépossédé de son recueillement dans le carré des souvenirs. Il revient aussi sur les rites, sur la manière que vous avons chacun d’entretenir la mémoire de ceux qui nous ont été proches.
Mon avis
Loin d’être macabre, ce livre nous rappelle combien la mort fait partie de notre vie. Antigone est citée sans surprise dans cet écrit plein d’intelligence et de recul, qui fourmille d’autres références (vous y croiserez le Styx et le mythe d’Orphée). Il faut se rappeler que la tragédie de Sophocle commence quand Antigone décide d’appliquer pour son frère les rites funéraires que Créon lui a refusé. Eric Fiat tient au recueillement, au respect des traditions. Il en a besoin. Mais il explique très bien comment la fidélité au souvenir appartient à chacun. Et au-delà de notre propre rapport à « nos chers disparus », il nous confronte à cette idée de ce qu’il restera de nous.
Editions Bayard – 14 janvier 2026
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
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