Russ Limbaugh

Publié le 18 février 2026 par Hunterjones
 L'héritage de ce tas de merde aura été d'ouvrir les portes de la cruauté et de la stupidité publique aux États-Désunis, et sur les différents médias de masse. 

Né en janvier 1951, au Missouri, dans une famille très Républicaine à une époque primaire où le but premier du parti n'était que "d'humilier les Libéraux" (own the libs). Ce comportement adolescent encore déviant de nos jours pourrait donc être en partie, attribué à sa famille. Son grand père, sera dans le cabinet d'Eisenhower, et sera encore du Républicain, pas complètement devenu con. Il vivra jusqu'à ses 104 ans.  

Le père de Russ, était un animateur radio à succès, aussi lobbyste à sa manière, pour le parti Républicain. Russ, le fils, le #3 car ils s'appellent tous Russ, rêvera tôt de surtout faire de la radio, avec des effets spéciaux et des gags faits au téléphone. Il vivra une vie adulte en quelque sorte adapté à ce type d'ambitions. Le pas-très-intéressé-par-les-études Russ fils se décroche un poste de DJ dans une radio dont son père est propriétaire. Même si adulte, il prétend être un "homme qui s'est fait tout seul", il est plutôt népotisme radio. Il fera deux années de collège avant d'échouer ses cours et de tout abandonner pour faire de la radio. Il finit quand même par en être licencié, entre autre parce qu'il se trouve plus drôle que le public de la station ne le trouve drôle quand il mise entièrement sur l'humour. Bien qu'il critique et commente amplement la politique aux États-Unis, il ne vote pas lui-même, avant ses 35 ans. En 1980, Ronald Reagan, nouvellement élu, fait tomber la loi qui obligeait les stations radios et télés de diffuser une part équitable d'avis différents en politique, en ondes. Ce qui a donné naissance aux médias de claire propagande, Fox, CBS et Washington Post. Entre autre. Et donner une émission de radio à Limbaugh, que maintenant New York fait diffuser sur quelques 50 chaines à travers le pays de 350 millions d'habitants. Au début des années 90, son émission de radio, largement considérée dans la catégorie "lourd et bruyant imbécile qui ne sais pas de quoi il parle mais en parle quand même" devient sensation aux États-Unis, qui sont de plus en nombreux fiers "Loud dumbasses that don't know shit but talk about it".  Il dit "les vraies choses".  Il dit tout haut ce que trop pensent tout bas. Ce qui inclus: dans le but de parler contre l'avortement, produire des sons de balayeuse et de broyeur. Et des cris humains étouffés. Il ne vend aucune idée politique, il vend une attitude politique. La certitude du n'importe quoi, se moquer avec un cynisme mal armé, la désinformation appuyée et certaine. Il passe aussi à la télévision. Sous la tutelle de l'agresseur sexuel Roger Aisles. Il y livre son mépris du personnage de Murphy Brown à la télévision qui choisit de faire un bébé toute seule, et se plaint des femmes en général comme le ferait un incel ou un machiste qui n'a pas une modèle Turning Point. Il dira, comme si il ne faisait pas d'embonpoint lui-même, qu'Oprah Winfrey a subi de la discrimination, plus jeunes, pas parce que noire, mais parce que grosse. Il a la grossophobie facile. Ce qui se défend mal visuellement de sa part. Un de ses sujets préférés était que le féminisme n'était qu'une manière pour les femmes laides de se rendre intéressante et d'avoir une tribune. Oubliant peut-être que sa tribune parlait avec succès à de nombreuses laideurs des États-Unis. Il la faisait remonter à la surface. Bruyamment. Il était aussi obsessivement verbal sur l'homosexualité mâle. Son homophobie était claire et si dégueulasse, pendant les pires moments des morts du SIDA, il présentait un moment pour les nommer, s'en moquer, sur I'll Never Love This Way Again de Dionne Warwick. 

Il critiquera aussi Micheal J.Fox, disant qu'il exagère ses symptômes de la maladie de Parkinson dans le but d'aller soutirer plus d'argent dans une carrière qui ne lève plus. Limbaugh n'a pas d'âme. Il ne disait plus féministe autant que féminazie, et a comparé la fille de 12 ans des Clinton, Chelsea, à un chien. Il parlait du consentement comme de la pire des choses. Ça dit tout sur sa conception du viol. 


Il qualifie toutes les femmes qui veulent que la contraception soit payée par le gouvernement, de légitimes prostituées. Pour vous rappeler toute votre vie que les compagnies ne sont pas votre amie, devant ses propos orduriers, les commanditaires fuient pas dizaines, mais comme ils sont esclaves de l'argent, après quelques mois de boudage, ils reviennent. Parce que ses cotes d'écoutes sont payantes pour eux. Ce qui est bien est que Peter Gabriel l'a poursuivi pour avoir utilisé sa musique avec succès.

On pense que c'est une bonne idée de le placer comme commentateur du sacro-saint football du dimanche, dans la NFL, mais ça ne dure que 4 dimanches. Le jupon de son racisme dépassant trop, il perd son boulot. Le joueur ciblé a connue la meilleure saison de sa carrière tout de suite après et presque tous les clubs de la LNF ont désormais, au minimum, un quart arrière à la peau noire dans son organisation.  (y a pas beaucoup de botteurs non plus ? pourquoi ça ne dérange pas ?). 

Dumb & wrong, pas mal tout le temps. 

Il compose des chansons qu'il considère drôles et des satyres, mais Barack, the Magic N***** ou Barney Queen pour parler d'un représentant politique gay, ne fait rire que les gens tristes à mourir. 

Il s'applique à mourir en étant largement commandité par une compagnie de cigares qu'il fume allègrement. Devenu accro aux pilules auxquelles il n'avait pas droit à moins de prescriptions, il est forcé d'entrer en désintox. Il n'y reste pas longtemps tout comme les accusations de s'être procuré illégalement 2000 pilules en 6 mois (pour les revendre?) tombent aussi assez vite. Les gens riches, on le sait dont tant, sont inatteignables.   

Avec sa conception du viol, le gouvernement actuel lui était largement favorable dès 2016. 

 Comme le ridicule ne tue pas, l'homophobe se fait coincer dans un site de tourisme sexuel mâle, avec du viagra obtenu sous un faux nom. Son passage à la télé finir par user. On l'aime mieux à l'oreille dans le trafic qu'à l'oeil.  Il était fort militant que la fumée secondaire ne causait pas le cancer. Après deux sessions collégial sans trop de succès, il semble prétendre en savoir plus que la science, en général. Il ne croyait pas non plus que le cancer causait le cancer, ni la dépendance à la nicotine.

Il en est mort hier. Il y a 5 ans. À 70 ans. Son père en a alors 93. Il aura 98 cette année. 

À la mort de Russ III on a alors titré  avec justesse "Fabricant de haine, raciste, homophobe et misogyne, Russ Limbaugh, maintenant décédé".  

Ce qui dit tout de la qualité de l'homme. 

Qui n'aura pas vécu 104 ans.