Ce que la rupture sait de moi et me révèle.Comme souvent lors de mes retours d'homme des bois à la civilisation, je coupais cours à notre relation avant qu'elle ne devienne un GIE. Et comme "un train peut en cacher un autre", changement d'herbage réjouit les veaux. A ce stade, je constatais que je disposais de la liberté sans l'indépendance. J'étais un faux pauvre! Il m'en coûtait de ce constat car il induisait une jachère sans garantie de regain. En quittant cette compagne exceptionnelle je quittais un statut tendre et confortable un peu trop confortable. Ma précarité de randonneur était assez proche de ma dépendance urbaine. La double impression du danger et du sacrifice me grandissait. " Un train peut en cacher un autre"! C'était clair la récente rencontre, les vents ascendants, me renvoyaient à mes vieux démons. Régressif ou évolutif, j'ignorais tout du demain mais ce que je préférais dans la relation genrée, c'était le changement d'herbage de préférence sans anesthésie c'est à dire sans culpabilité Convaincu qu'un joueur sur cinq était mécontent de la roulette russe je sortais fataliste de cette béatitude mystique des amours carcérales pour un autre fardeau d'incompréhension et j'y trouvais entre autres avantages celui de passer inaperçu. Après tout, n'étais-je pas celui qui avait claqué la porte! Un marchand de sommeil me loua une chambre de bonne avec les chiottes sur le palier à Paris car un chagrin d'amour n'est rien d'autre qu'une crise d'ego qui se soigne dans l'inconfort et je faisais salon chez le bourgeois à grappiller leurs miettes lors de dîners de cons où je tenais le rôle principal du commensal pittoresque histoire de rester en ville. On peut fuir une femme mais on ne peut pas fuir Paris Il me fallait compenser mon aspect physique par l'humour du mec qui expose ses blessures narcissiques par des outrances en concurrence avec les autres usurpateurs. Je passais d'un biotope à un autre et mon meilleur coup fut, lorsque après avoir commis une muflerie lors d'un dîner, je me retrouvais invité par une convive sur les rouges du Grand Bornand. Une psy friquée qui préparait un thèse sur les bouffons ou une maso sédentaire adepte de mon nomadisme, peu m'importais puisque les chemises du mari étaient à la taille de mon cynisme C'était cela mon fardeau d'incompréhension de la diversité féminine chez la parisienne du 15 ème.J'étudiais l'ethnologie intra muros arrondissement par arrondissement et j'avais de quoi faire avant de revenir en province De mes observations sur qq échantillons j'étais apte à énumérer quelques déviances urbaines: l’attachement quasi-nombriliste à leur groupe, la conformité sociale, le carriérisme débridé et cru, l’avarice émotionnelle… la plupart se soignaient par l'adultère thérapeutique et mon physique ingrat était paradoxalement l'atout qui faisait ma bonne fortune. Bien mariée à des hommes jeunes, beaux et fortunés dont j'étais l'antonyme, elles y trouvaient le plaisir malicieux de duper un bellâtre sûr de lui avec un improbable. Il y avait des situations post coïtales cocasses quand le cocu rentrait à l'improviste. Je m'affairais à déboucher un lavabo, le mec m'ignorait comme on ignore un domestique sans reconnaître une de ses chemises et le parfum de sa femme sur mon épiderme. Ces gens sans imagination ne savent rien faire de leurs dix doigts, je survivais dans la ville lumière et des amours avec de l’encre, un calame et une clé anglaise dans mon vademecum de Rastignac low cost Les hormones à jour j'écrivais ma légende digitale dans une soupente la nuit grâce à ma virtuosité manuelle du jour la peur au ventre et sans chauffage avec des limaces Charvet et des futals de chez Arnys Cette ville m’insufflait l’espoir auquel pouvaient prétendre tous les perdants. Je m’alimentais de la mythomanie de mes voisins de couloir, un écrivain pour l’instant raté, un rappeur qui cassait les couilles à tout l’étage, une jeune femme gaulée comme une pub pour vendre du gel douche courait tous les castings et un érudit attendait un passage à questions pour un champion. Aucun, parmi ces épicuriens autodidactes, n’étaient à l’aise avec les lieux d’aisance et j’étais le seul à savoir déboucher les latrines au bout du couloir. C’était mon instant lucide témoignant que j’étais plus ou moins dans la merde. Un privilège! Cependant j’étais persuadé que tous les destins m’étaient accessiblesLes jours à suivre allait me prouver que la chance ne m'avait pas abandonné. D'autant que, même avant Moïse, elle ne l'avait jamais fait. La raison de mes échecs avait été d'en douter...Mémoires d'un fuyard schizophrène et plus si affinité - Paris- Février 2026
Ce que la rupture sait de moi et me révèle.Comme souvent lors de mes retours d'homme des bois à la civilisation, je coupais cours à notre relation avant qu'elle ne devienne un GIE. Et comme "un train peut en cacher un autre", changement d'herbage réjouit les veaux. A ce stade, je constatais que je disposais de la liberté sans l'indépendance. J'étais un faux pauvre! Il m'en coûtait de ce constat car il induisait une jachère sans garantie de regain. En quittant cette compagne exceptionnelle je quittais un statut tendre et confortable un peu trop confortable. Ma précarité de randonneur était assez proche de ma dépendance urbaine. La double impression du danger et du sacrifice me grandissait. " Un train peut en cacher un autre"! C'était clair la récente rencontre, les vents ascendants, me renvoyaient à mes vieux démons. Régressif ou évolutif, j'ignorais tout du demain mais ce que je préférais dans la relation genrée, c'était le changement d'herbage de préférence sans anesthésie c'est à dire sans culpabilité Convaincu qu'un joueur sur cinq était mécontent de la roulette russe je sortais fataliste de cette béatitude mystique des amours carcérales pour un autre fardeau d'incompréhension et j'y trouvais entre autres avantages celui de passer inaperçu. Après tout, n'étais-je pas celui qui avait claqué la porte! Un marchand de sommeil me loua une chambre de bonne avec les chiottes sur le palier à Paris car un chagrin d'amour n'est rien d'autre qu'une crise d'ego qui se soigne dans l'inconfort et je faisais salon chez le bourgeois à grappiller leurs miettes lors de dîners de cons où je tenais le rôle principal du commensal pittoresque histoire de rester en ville. On peut fuir une femme mais on ne peut pas fuir Paris Il me fallait compenser mon aspect physique par l'humour du mec qui expose ses blessures narcissiques par des outrances en concurrence avec les autres usurpateurs. Je passais d'un biotope à un autre et mon meilleur coup fut, lorsque après avoir commis une muflerie lors d'un dîner, je me retrouvais invité par une convive sur les rouges du Grand Bornand. Une psy friquée qui préparait un thèse sur les bouffons ou une maso sédentaire adepte de mon nomadisme, peu m'importais puisque les chemises du mari étaient à la taille de mon cynisme C'était cela mon fardeau d'incompréhension de la diversité féminine chez la parisienne du 15 ème.J'étudiais l'ethnologie intra muros arrondissement par arrondissement et j'avais de quoi faire avant de revenir en province De mes observations sur qq échantillons j'étais apte à énumérer quelques déviances urbaines: l’attachement quasi-nombriliste à leur groupe, la conformité sociale, le carriérisme débridé et cru, l’avarice émotionnelle… la plupart se soignaient par l'adultère thérapeutique et mon physique ingrat était paradoxalement l'atout qui faisait ma bonne fortune. Bien mariée à des hommes jeunes, beaux et fortunés dont j'étais l'antonyme, elles y trouvaient le plaisir malicieux de duper un bellâtre sûr de lui avec un improbable. Il y avait des situations post coïtales cocasses quand le cocu rentrait à l'improviste. Je m'affairais à déboucher un lavabo, le mec m'ignorait comme on ignore un domestique sans reconnaître une de ses chemises et le parfum de sa femme sur mon épiderme. Ces gens sans imagination ne savent rien faire de leurs dix doigts, je survivais dans la ville lumière et des amours avec de l’encre, un calame et une clé anglaise dans mon vademecum de Rastignac low cost Les hormones à jour j'écrivais ma légende digitale dans une soupente la nuit grâce à ma virtuosité manuelle du jour la peur au ventre et sans chauffage avec des limaces Charvet et des futals de chez Arnys Cette ville m’insufflait l’espoir auquel pouvaient prétendre tous les perdants. Je m’alimentais de la mythomanie de mes voisins de couloir, un écrivain pour l’instant raté, un rappeur qui cassait les couilles à tout l’étage, une jeune femme gaulée comme une pub pour vendre du gel douche courait tous les castings et un érudit attendait un passage à questions pour un champion. Aucun, parmi ces épicuriens autodidactes, n’étaient à l’aise avec les lieux d’aisance et j’étais le seul à savoir déboucher les latrines au bout du couloir. C’était mon instant lucide témoignant que j’étais plus ou moins dans la merde. Un privilège! Cependant j’étais persuadé que tous les destins m’étaient accessiblesLes jours à suivre allait me prouver que la chance ne m'avait pas abandonné. D'autant que, même avant Moïse, elle ne l'avait jamais fait. La raison de mes échecs avait été d'en douter...Mémoires d'un fuyard schizophrène et plus si affinité - Paris- Février 2026