Avant Evaporator, j’avais découvert Nathan Fake en deux étapes. D’abord avec son remix de « Morning Mister Magpie » de Radiohead, chanson issue de The King Of Limbs, sorti en 2011. Sept ans plus tard, je découvrais sa musique à lui avec son EP Sunder, lequel proposait quelque chose de brut, tel qu’enregistré, sans aucun changement postérieur. Aujourd’hui, soir neuf années plus tard encore, Nathan Fake déboule à nouveau dans mon univers avec panache, tel un arc-en-ciel automnal – vu le temps qu’il fait dehors au moment où j’écris ces quelques mots, c’est absolument le cas !
Pour son premier album sur InFiné, l’artiste anglais revient avec une musique très travaillée et qui sait aller à l’essentiel (« The ice house », « Orbiting Meadows ») ou au contraire prendre son temps (« Slow Yamaha »). Les participations de Dextro sur « Baltasound » et surtout de Clark sur « Orbiting meadows » ajoutent à la magnificence de ce voyage électronique créé par l’Anglais, voyage qui défile sous nos yeux comme à bord d’un train grande vitesse à bord duquel on pense plus aux paysages qu’à notre lieu d’arrivée.
Après avoir écouté déjà une demi-douzaine de fois l’album, j’en comprends mieux la pochette : oui, il y a de la grisaille dans la musique de Nathan Fake… et dans le même temps, régulièrement, il y a une, deux, voire davantage de touches colorées, de nuances scintillantes. Evaporator est prenant, devient même addictif. En somme, tout ce que j’aime et adore dans la musique électronique me saute aux yeux, aux oreilles ici. Oui, je ne peux définitivement pas me passer de ce genre de musique qui m’accompagne officiellement depuis plus de vingt ans, et Nathan Fake ajoute sa pierre à l’édifice de cette huitième merveille du monde !
(in Heepro Music, le 20/02/2026)
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